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Et si on changeait le monde #2: Encore magazine

29 Jan

 

 

Quand Sophie du blog SophieLit m’a soufflé le nom de ce magazine, Encore, la promesse était belle, la concrétisation le fut encore plus! Un magazine dans lequel j’aime TOUT, le ton, la forme, les parcours. TOUT. Un magazine qui donne une énergie folle, le sourire et l’envie de soulever des montagnes. Un magazine 100% positif! C’est Marie Ouvrard qui est aux commandes et elle vous en parle ici!

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1.Trois mots pour définir Encore ?

Positif.

Humain.

Inspirant.

2.La personnalité que vous révériez d’interviewer?

J’aurais rêver d’interviewer Frida Khalo…

3.Le projet le plus fou pour Encore ?

On a pour projet de développer une version papier de Encore et tout le monde a l’air de trouver ça fou !

4.Le seul conseil qui vaille lorsqu’on se lance dans un blog/site/magazine ?

Je ne suis pas sûre de pouvoir déjà donner des conseils mais en m’inspirant des gens que j’ai rencontrés je dirais qu’il faut prendre le temps de bien réfléchir à son projet et rester concentré sur son idée de départ. Si elle est bonne, ça prendra le temps qu’il faudra mais ça marchera.

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5.Pourquoi avoir lancé Encore? Un nouveau défi?

D’un point de vue personnel, je suis journaliste depuis une dizaine d’année et la crise de la trentaine aidant, j’avais besoin de donner un peu de sens à mon travail et de me lancer un nouveau challenge.

L’idée de mettre en avant des parcours et des projets inspirants m’a semblé être ce dont on manquait un peu en ce moment ! J’ai entendu tellement de gens me dire « c’est compliqué quand même en France de monter une boîte, de changer de job, de réussir quand on n’est pas fils ou fille de, il faut partir d’ici…». J’avais envie de combattre ces idées reçues et prouver que tout n’est pas si compliqué et qu’en plus ça peut être hyper enrichissant de développer des idées qui nous sont propres.

Aujourd’hui, avec internet, le crowdfunding (…) on peut faire beaucoup de choses ! On est une génération qui doit prendre des risques et se donner les moyens de vivre une vie que l’on choisi car on vit dans un pays où on est libres de le faire. Pour moi, il s’agit juste de suciter une réflexion et peut-être donner une impulsion à ceux qui n’oseraient pas franchir le pas. Le message c’est ça : « si tu sais que quelque chose peut te rendre plus heureux demain qu’aujourd’hui, lance toi ! ».

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6.Votre livre de chevet ?

Une biographie, j’en ai toujours une en cours.

7.Votre devise

Sky is the limit.

8.Votre état d’esprit

De manière générale, je suis très positive et comme je crois en mon projet et en son sens, ça me donne très envie de me lever tous les matins pour le développer !

En ce moment, on est remontés à bloc pour cette année 2015 parce qu’il va y avoir de l’action ! On travaille dur. Mais on rigole beaucoup.

 

Merci Marie et foncez découvrir cette pépite!

Et ne manquez pas un article singulier qui me tient particulièrement à cœur, celui réalisé par Sophie sur Sigolène Vinson.

Les illustrations sont protégés par le droit d’auteur. Crédits: Encore magazine.

 

Quand je serai grande, je serai écrivain!

19 Sep

Elle me travaille cette rubrique en ce moment, envie à nouveau de croire que tout est possible (mais un manque de temps pour trouver des personnalités pour venir vous raconter leurs aventures… N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez participer à cette rubrique!).

Ca faisait un moment que je demandais à Sophie Adriansen ( que je ne présente plus sur le blog!) de venir me relater son parcours, elle hésitait… Là voilà enfin!

Pour la découvrir un peu plus, allez faire un tour sur son blog de lecture Sophie lit ou sur son site!

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1.      Une petite présentation rapide

On tergiverse beaucoup sur le terme : faut-il dire auteur ? écrivain ? En tout cas, j’écris…

 2.      Avant vous étiez… et aujourd’hui vous êtes…

Avant, je travaillais sans compter mes heures dans une grande entreprise cotée en bourse. Mon quotidien tournait déjà autour des mots (communication, marketing, développement commercial… dès lors que ce qu’il y a à vendre est immatériel, les mots seuls font la différence !) mais j’étais entourée de chiffres puisque j’évoluais dans le milieu de la finance.

Aujourd’hui, j’écris… sans compter mes heures !

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3.      Quel a été l’élément déclencheur ?

Des états d’âme, la perte du sens de mon quotidien, des questions existentielles et des exemples que je n’avais plus forcément envie de suivre ! Je ne voulais pas avoir l’impression que ma vie m’échappait. Ont contribué au déclenchement aussi des rencontres avec des individus très différents, aux parcours divers, qui ont un jour pris la décision radicale de quitter un univers professionnel confortable pour prendre le risque de faire ce qu’ils aimaient. Et à qui cela a réussi… Je me suis dit que je ne pouvais pas rester là à attendre en espérant que ça m’arrive. J’ai donc décidé de rendre cette reconversion possible, et de revenir à la seule chose qui m’a toujours animée depuis l’enfance : l’écriture.

4.      Depuis quand murissiez-vous ce projet ? Quel a été le délai avant de le mettre à exécution ?

Il m’a fallu un an pour sortir des rails, à partir du moment où je l’avais envisagé. Un an que j’ai passé à mener de front deux activités professionnelles, celle d’avant et celle de maintenant. Un an de prise de contacts, de rencontres, de chantiers de livres, de piges « à l’essai », d’essai renouvelés et confirmés, un an avec une vie sociale un peu mise de côté pour les besoins de la décision ! Un an riche d’enseignements, aussi.

5.      Votre formation ou vos expériences précédentes sont-elles proches de votre travail actuel ? Si elles sont totalement différentes, quels sont les atouts que vous retirez de votre cursus ?

Tout ce que j’ai fait précédemment m’a été utile, puisque c’est cela qui m’a permis d’arriver jusque là. Et au-delà de ça, j’ai appris de ma précédente expérience à communiquer et à me vendre, choses qui ne sont jamais inutiles non plus, quel que soit le domaine.

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6.      Qu’est ce qui compte le plus : le culot, l’expérience ou les études ?

Les études apprennent à penser, l’expérience à oser. Le culot, en revanche, on en est capable ou pas. Il n’y a pas de formule magique, le tout est de savoir doser subtilement ces différentes composantes… et surtout de s’adapter – à la situation, à l’interlocuteur, au moment et à ses propres envies.

7.      La qualité essentielle pour la réussite du projet

La détermination sans faille… et l’optimisme, aussi. Les deux vont de pair. On a beau préparer le virage du mieux possible, les obstacles imprévus surgissent toujours – sans compter la jalousie éventuelle que la décision engendre. Donc l’essentiel est d’y croire, et de ne pas laisser l’avis des autres modifier ce que l’on croit être bon pour soi. Même ceux qui nous connaissent bien, comment pourraient-ils savoir mieux que nous ce qui est fait pour nous ?

8.      La question indispensable qu’il faut se poser (et à laquelle il faut avoir répondu pour se lancer dans cette aventure ?)

Suis-je prêt(e) à tout laisser pour parvenir à mon objectif ? A gagner moins d’argent, à perdre des amis, à être incompris(e), à essuyer remarques et reproches, à être courtisé(e) pour de mauvaises raisons ? Il s’agit, en fait, d’envisager le pire (même s’il y a peu de chances qu’il survienne, on y est ainsi préparé dans un coin de sa tête), et de se demander si ce qui motive le changement est une question de vie ou de mort.

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9.      Si vous deviez regretter une chose

10.    Vous sentez vous aujourd’hui pleinement épanoui(e) et à votre place ?

« A ma place », oui, c’est exactement ça. Il est facile de croire à ses propres mensonges, surtout quand ceux-ci sont encouragés par les gens autour, la réussite professionnelle, l’argent, etc. Heureusement, il n’est pas si compliqué de se contraindre à la franchise. Il suffit de sauter le pas. Pour ma part, l’épanouissement découle de cette franchise…

Ces derniers jours, j’ai voulu répondre au sondage qu’un ami a lancé sur son blog de développement personnel (http://www.ambitionlibre.com/). Je n’ai pas pu : à la première question, « Quel est votre plus gros problème, votre plus grosse frustration actuellement ? », je n’avais rien à répondre…

11.    Si un seul conseil devait être donné, ce serait…

Je ne pense pas tellement être en position de donner des conseils, chaque parcours est différent. Mais croire en soi est toujours bénéfique…

12.    Le mot de la fin…

Je le laisse à une autre blonde : « Celui qui n’essaye pas ne se trompe qu’une seule fois » (Véronique Sanson).

A paraître.

A paraître.

13. Et la question qui tue mais à laquelle on n’est pas obligé de répondre : financièrement, comment ce choix a-t-il pu être assumé ?

Avec de la préparation, de la réflexion, des économies en filet de sécurité, et une porte de sortie en cas de gros pépin. Et gros, avec la tête dans les nuages mais les pieds sur terre. Avec la conviction, aussi, que ce que je n’aurai pas financièrement me sera rendu au centuple par ce que ce choix m’apportera. Et avec les mots de Boris Vian : « Je l’ai, moi, ma vie. J’ai pas besoin de la gagner. »

Quand je serai grande, j’ouvrirai une web boutique superbe: le souci du détail

24 Juin

Alice et moi faisons partie des lectrices Charleston… Un jour, elle a parlé de son projet et j’ai craqué sur le nom Le souci du détail puis sur les objets vendus.

Allez découvrir sans attendre les merveilles proposées par Alice, un univers doux et poétique! Et rien que pour vous, elle vous dévoile son parcours!

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1.      Une petite présentation rapide

La question à laquelle on ne sait jamais trop quoi répondre J

Je m’appelle Alice, j’ai 30 ans et j’habite dans le Sud de la France. Dans la vie, je suis une passionnée de jolies choses et j’ouvre aujourd’hui mon site « le souci du détail ».

2.      Avant vous étiez… et aujourd’hui vous êtes…

Par mes études, je suis psychologue du travail, ce qui ne consiste pas à analyser les gens mais à travailler dans les ressources humaines, le recrutement, l’insertion, la formation… Mais je n’ai que très peu travaillé dans ce domaine. Même si c’est intéressant, lui et moi on a vite compris que nous n’étions pas faits l’un pour l’autre.

3.      Quel a été l’élément déclencheur ?

J’adore passer du temps sur internet à chercher l’objet qu’on ne voit nul par ailleurs et je finissais toujours pas retrouver ces mêmes objets six mois plus tard sur différents sites. Alors je me suis dit, pourquoi pas moi ?

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4.      Depuis quand murissiez-vous ce projet ? Quel a été le délai avant de le mettre à exécution ?

Presque deux ans ! Je suis une grande maniaque. J’ai besoin de prendre mon temps, de peser chaque problème l’un après l’autre, de murir chaque chose et de maîtriser autant de paramètres que possible. Je pense qu’autour de moi certains doutaient que le projet voit le jour mais je ne regrette pas, il a eu le temps de beaucoup évoluer, pour le meilleur j’espère.

5.      Votre formation ou vos expériences précédentes sont-elles proches de votre travail actuel ? Si elles sont totalement différentes, quels sont les atouts que vous retirez de votre cursus ?

Les métiers paraissent complètement différents mais toutes mes expériences précédentes, que se soit les études ou le travail, m’ont appris quelque chose. Et elles m’ont surtout appris à me trouver et à suivre mon chemin, à savoir ce que je veux et ce que je ne veux plus.

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6.      Qu’est ce qui compte le plus : le culot, l’expérience ou les études ?

Je pense que cela dépend des personnes. Pour moi, ça a été le temps et une dose énorme de motivation. Une certaine naïveté aussi peut-être. Si j’avais su tout ce qu’il me faudrait accomplir pour créer mon entreprise, j’aurais peut-être baissé les bras avant même d’avoir commencé, ce qui aurait été plus que dommage. Il faut aussi avoir une grande confiance en son projet et ça, je pense que c’est quand même une certaine forme d’expérience qui vous l’accorde.

7.      La qualité essentielle pour la réussite du projet

Je me répète mais selon moi se sont la motivation et la confiance. Avec ça, on peut venir à bout de tous les problèmes.

8.      La question indispensable qu’il faut se poser (et à laquelle il faut avoir répondu pour se lancer dans cette aventure ?)

Je pense qu’il faut se demander dès le départ si on sera capable d’assumer et de porter ce projet jusqu’au bout. Il faut tenir un conciliabule avec soi-même et être honnête. Et prendre tous les paramètres en compte, y compris financier. Personnellement, j’avais peur de me laisser démotiver par les pessimistes, c’est mon défaut, alors j’en ai parlé à toutes mes copines. Ca vous engage, vous savez qu’on va vous demander où vous en êtes de votre projet alors vous êtes obligé d’avancer !

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9.      Si vous deviez regretter une chose

Pas grand-chose. A vrai dire, j’aurais aimé avoir le déclic deux ans plus tôt et que tout le projet ait été monté à ce moment-là. Mais si ça n’a pas été le cas c’est sûrement que je n’étais pas prête à assumer ce projet.

10.    Vous sentez vous aujourd’hui pleinement épanoui(e) et à votre place ?

Je me sens beaucoup mieux, c’est certain mais pleinement épanouie, on en reparle dans six mois, ça dépendra beaucoup de la réussite du projet je pense.

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11.    Si un seul conseil devait être donné, ce serait…

Ecoute tous les conseils que l’on te donnera et fait ce que tu veux !

Il faut savoir que tout le monde aura toujours un avis sur votre projet et tout le monde sait mieux que vous ce que vous devez faire ! Moi j’ai été prête à me lancer quand j’ai compris que toutes les solutions étaient en moi et que j’étais seule responsable de mon destin.

12. Et la question qui tue mais à laquelle on n’est pas obligée de répondre : financièrement, comment assume-t-on une telle transition ?

Ca c’est le plus compliqué ! Personnellement, je vis grâce à mes parents, à l’Etat et à mes économies donc je m’en sors très bien et je sais que ce n’est pas aussi facile pour tout le monde. Malgré tout, avant de me lancer, il a fallu que je me pose très sérieusement la question de savoir si je supporterais la situation sachant que je ne pourrais sûrement pas me payer pendant encore deux ans. J’ai choisi de privilégier le lancement de mon entreprise mais ce n’est pas toujours facile à assumer psychologiquement à 30 ans.

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Quand je serai grande, je serai auteur!

29 Mar

Jennifer Murzeau est une presque trentenaire débordante d’énergie et qui a décidé de vivre sa vie! Journaliste de presse écrite (Glamour, Néon), elle a signé chez Léo Scheer son premier roman Les grimaces. Un roman grinçant et tendre dont je vous parlerai très prochainement!

Pour nous, elle revient sur son parcours et nous prouve, une nouvelle fois, que c’est à nous de décider quoi faire de nos vies!

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Crédit photo: Diane Pol-Lajaima

1.Une petite présentation rapide

Jennifer Murzeau, 28 ans, auteur, journaliste. J’aime la littérature, le cinéma, la musique, le vin blanc et jouer au tennis.

2.Avant vous étiez… et aujourd’hui vous êtes…

Avant j’étais salariée et aujourd’hui je ne suis plus salariée. Un choix de vie que j’ai fait pour accorder d’avantage de temps à l’écriture. En fait, aujourd’hui, je ne fais qu’écrire, en tant qu’auteur et en tant que journaliste. Et ça me plait !

3.Quel a été l’élément déclencheur ?

Pas d’élément déclencheur à proprement parler mais un grand désir d’écrire un roman depuis longtemps et la conviction qu’il me fallait avoir le feu aux fesses pour m’y mettre enfin. Et le chômage, ça allume très bien ce feu.

4.Depuis quand murissiez-vous ce projet ? Quel a été le délai avant de le mettre à exécution ?

Je pense que je nourris le fantasme d’être «écrivain » depuis l’adolescence. Les années ont passé et le fantasme s’est mu en projet puis en un premier roman puis en un deuxième que je suis en train d’écrire puis en un véritable projet existentiel.

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5.Votre formation ou vos expériences précédentes sont-elles proches de votre travail actuel ? Si elles sont totalement différentes, quels sont les atouts que vous retirez de votre cursus ?

J’ai fait des études de Lettres, puis un DESS Audiovisuel. J’ai donc passé quatre ans à décortiquer, analyser, commenter des textes, je me dis que ça a nécessairement des conséquences, ça m’a inculqué un grand respect de la littérature, un peu trop grand parfois, un peu intimidant quand on commence à écrire. Mais bon, on se détend une fois qu’on s’y met, il le faut bien.

6.Qu’est ce qui compte le plus : le culot, l’expérience ou les études ?

Il faut du culot pour écrire des romans oui, pour décider d’y accorder du temps, de les soumettre à des lecteurs, c’est un peu fou comme entreprise, donc oui pas mal de culot, d’audace. L’expérience, je ne sais pas, il faut lire beaucoup je crois, et aimer ça, c’est sûr. En revanche, je pense que les études n’ont rien à voir là-dedans. Il se trouve que j’ai fait des études de Lettres, mais j’aurais très bien pu écrire sans elles. On n’apprend pas à écrire des romans sur les bancs de la Fac.

7.La qualité essentielle pour la réussite du projet

La pugnacité, la persévérance.

8.La question indispensable qu’il faut se poser (et à laquelle il faut avoir répondu pour se lancer dans cette aventure ?)

Je ne sais pas. Je crois que quand on a vraiment envie de s’adonner à quelque chose, on le fait, sans trop se poser de questions.

9.Si vous deviez regretter une chose

Sur cette orientation de vie, pas trop de regrets pour l’instant.

Retrouvez là en cliquant sur l'image chez Mandor pour en découvrir davantage sur son travail!

Retrouvez Jenniger chez Mandor en cliquant sur l’image !

10.Vous sentez vous aujourd’hui pleinement épanoui(e) et à votre place ?

Je suis heureuse de mes choix « professionnels ». Je suis ravie que l’écrit occupe une telle place dans ma vie, une place centrale. Et c’est vraiment génial de pouvoir dédier certains jours entièrement à l’écriture de mon second roman et à la lecture.

11.Si un seul conseil devait être donné, ce serait…

De se donner les moyens d’accorder une place importante à ses passions, à ce qu’on aime. De ne pas trop remettre ce genre de choses à plus tard, le temps passe vite.

12.Le mot de la fin…

Robinet ?

Quand je serai grande, je serai consultante, coach, chef de projet et surtout indépendante!

15 Fév

Marjorie Goujon est une jeune femme dynamique et pleine de projet, au parcours atypique! Comment passer d’un doctorat en physique à coach? Elle vous l’explique!
Je vous laisse la découvrir.

Merci Marjorie!

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1.Une petite présentation rapide :

Marjorie Goujon, 35 ans, maman solo d’une fille de 7 ans, Docteur en Physique, actuellement consultante en indépendant en Lorraine.

2.Avant vous étiez Business Manager dans une société de conseil et aujourd’hui vous êtes consultante – chef de projet en indépendant, mais ca va bientôt encore changer 😉

3.  Quel a été l’élément déclencheur ? 

Un manque d’épanouissement général, une impossibilité de concilier mon travail, mes horaires avec ma vie de mère et de femme, un ras bol par rapport à la pression qui est mise sur les femmes cadres.

4. Depuis quand murissiez-vous ce projet ? Quel a été le délai avant de le mettre à exécution ?

J’avais toujours eu le projet d’être à mon compte, j’attendais juste le bon moment, le déclencheur, ensuite cela s’est fait très vite, j’ai quitté la société dans laquelle j’étais alors, cela a du me prendre 3 mois ..bref, juste le temps du préavis. Je réfléchis beaucoup avant de prendre une décision, mais lorsqu’elle est prise..il n’y pas de retour en arrière possible.

5.Votre formation ou vos expériences précédentes sont-elles proches de votre travail actuel ? Si elles sont totalement différentes, quels sont les atouts que vous retirez de votre cursus ?

Mon parcours paraît atypique, on me dit souvent que ma formation initiale (doctorat en physique)  et mon travail actuel sont vraiment très éloignés. Je ne le vis pas du tout comme cela. C’est un parcours, un chemin qui m’a mené ou je suis actuellement, sans passer par ces étapes, je ne serai pas içi aujourd’hui. Ma formation scientifique m’a donné la rigueur, le sens du travail, la patience aussi un peu, le gout pour la précision et bien sur les connaissances et compétences techniques. Ces éléments m’ont permis d’obtenir un travail de consultant en innovation en Belgique, de ce poste j’ai eu une promotion et je suis passée Business Manager et je suis revenue en France. Ces expériences m’ont appris beaucoup de choses que j’utilise au quotidien.

6.Qu’est ce qui compte le plus : le culot, l’expérience ou les études ?

 Le courage surtout, une certaine dose d’insouciance et d’optimisme aussi

7.La qualité essentielle pour la réussite du projet : la ténacité

8. La question indispensable qu’il faut se poser (et à laquelle il faut avoir répondu pour se lancer dans cette aventure ?)

Etre sur d’être prêt, prêt à changer sa vie, son rythme de vie, son niveau de vie aussi, surtout au début. Changer de vie professionnelle entraine aussi des changements au niveau personnel, il faut savoir en mesurer les conséquences. Tout le monde n’a pas envie ou besoin de cela. Donc savoir ce que l‘on est prêt à perdre, ce que l’on ne souhaite pas perdre. Il est nécessaire de faire le pour et le contre en toute sincérité.

9.Si vous deviez regretter une chose :

Aucune !

10.Vous sentez vous aujourd’hui pleinement épanoui(e) et à votre place ?   

Oui,  il y a bien sur des moments difficiles, mais je suis plus en accord avec moi même

11.    Si un seul conseil devait être donné, ce serait…

de ne pas se décourager, d’être entouré, mais aussi de bien préparer son projet, sa faisabilité.

12.    Le mot de la fin

« La sagesse, c’est d’avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu’on les poursuit. » Oscar Wilde.

13. Et la question qui tue mais à laquelle on n’est pas obligée de répondre : financièrement, comment assume-t-on une telle transition ?

Impossible d’assumer cette transition sans avoir de l’argent en réserve, il faut avoir prévu de quoi vivre pour au moins un an / un an et demi

Quand je serai grande, je serai guide de chiens de traineaux en Suède!

8 Fév

Aujourd’hui, il faut vous équiper pour venir sur le blog. Manteau, bottes, bonnet, gant, c’est bon? Alors je vous embarque dans l’univers de Stéphanie, traductrice qui vit désormais au milieu des bois et des chiens en Suède. Elle a fondé la société Husky Voice et vous propose de jolies balades en compagnie de ses compagnons! Envie d’un petit tour en traineau, c’est parti!

Crédit photo: Husky Voice

Crédit photo: Husky Voice

1.Une petite présentation rapide

Stéphanie Peluchon, originaire de Nantes, 37 ans, passionnée par la nature et les animaux

2.Avant vous étiez… et aujourd’hui vous êtes…

J’ai passé 10 ans à Londres et j’ai émigre en Suède il y a 5 ans où je vis maintenant avec mes chiens et où j’ai monté ma société http://www.huskyvoice.com

3.Quel a été l’élément déclencheur ?

Un séjour chien de traineau en 2008

Crédit photo: Husky Voice

Crédit photo: Husky Voice

4.Depuis quand murissiez-vous ce projet ? Quel a été le délai avant de le mettre à exécution ?

Sans doute 5 ans avant de m’offrir ce voyage.

5.Votre formation ou vos expériences précédentes sont-elles proches de votre travail actuel ? Si elles sont totalement différentes, quels sont les atouts que vous retirez de votre cursus ?

Ma formation de traductrice me permet de travailler l’été. Mes 10 ans en tant que Chef de Projet à Londres me servent tous les jours pour l’organisation de mon travail de guide et pour gérer ma société !

6.Qu’est-ce qui compte le plus : le culot, l’expérience ou les études ?

La personnalité ! Une bonne personnalité vous ouvre plus de portes que des diplômes ou que de l’expérience

Crédit photo: Husky Voice

Crédit photo: Husky Voice

7.La qualité essentielle pour la réussite du projet

Persévérance, gaieté et courage

8.La question indispensable qu’il faut se poser (et à laquelle il faut avoir répondu pour se lancer dans cette aventure ?)

Êtes-vous prêt à abandonner une vie « normale » selon les critères de la société ?

9.Si vous deviez regretter une chose

Les boulangeries françaises !Ah les croissants au beurre…

Crédit photo: Husky Voice

Crédit photo: Husky Voice

10.Vous sentez vous aujourd’hui pleinement épanoui(e) et à votre place ?

OH OUI !

11.Si un seul conseil devait être donné, ce serait…

Si vous n’aimez pas votre travail ou votre vie, alors changez-en !

12.Le mot de la fin…

N’abandonnez jamais vos rêves !

13. Et la question qui tue, mais à laquelle on n’est pas obligé de répondre : financièrement, comment assume-t-on une telle transition ?

On fait les calculs… On dépense moins… Et puis, petit à petit, la stabilité financière apparait.

Crédit photo: Husky Voice

Crédit photo: Husky Voice

Merci Stéphanie pour cette interview et longue route à vous!

Quand je serai grande, je serai… Sandra Reinflet!

1 Fév

Sandra Reinflet est indescriptible! J’ai cherché comment intituler l’ interview de Sandra, j’ai tourné cela dans tous les sens mais elle est tellement multiforme qu’il est impossible de la définir en un mot (quoi qu’ insatiable serait peut être le bon, non?!). Elle chante, écrit, voyage, aime, partage. Elle vit à 1000%!

Alors après lu 81 femmes, je lui ai écrit pour lui dire combien j’aimais son projet (faire le tour du monde à la recherche des femmes incroyables), on a discuté un peu… et puis j’ai suggéré l’interview Quand je serai grande. Elle m’a répondu: Attends, j’ai un projet qui doit sortir, c’est un peu compliqué. Elle a tenu, a persévéré et a fini par nous offrir le fracassant Je t’aime maintenant (une merveille, alors dépêchez vous si vous ne l’avez pas chez vous!). J’ai eu la chance de croiser son joli sourire et son regard pétillant et la voilà aujourd’hui sur le blog.

Sandra est une de ses rares et belles personnes que vous croisez et qui vous éblouit, tant par son talent que par sa gentillesse et sa générosité! C’est une femme solaire et qui fait du bien!

Crédit photo: Ramez el Said

Crédit photo: Ramez el Said

1.Avant vous étiez… et aujourd’hui vous êtes…

Quand j’étais petite, je prétendais m’appeler Marine Goodmorning (« Good » et « morning » étant les seuls mots de vocabulaire de ma connaissance) et être chanteuse, écrivain, photographe, voyageuse. J’ai un peu oublié ce rêve au détour d’une école de commerce, pour y revenir, et m’y accrocher pour de bon. Aujourd’hui je sors mon deuxième livre, Je t’aime [maintenant] aux éditions Michalon.

2.Quel a été l’élément déclencheur ?

Pour le changement de voie en général, un accident de voiture, l’année de mes vingt ans, qui m’a fait réaliser que je n’avais pas forcément soixante années devant moi pour réaliser mes rêves d’enfant.

Puis, une éruption volcanique, lors du tour du monde que je réalisais en 2006, qui m’a laissé entendre que j’étais sur le bon chemin.

Ce livre, lui, est né à un retour du Canada, au cours d’une insomnie. Je venais de vivre une très jolie et platonique histoire avec un Québécois, en avais raconté les détails à mes amies : « avec les débris de verre de son pare-brise, il m’a fabriqué une bague… il est venu me chercher, par surprise, dans un chalet à 400 kilomètres de Montréal pour m’accompagner à l’aéroport », etc. Elles étaient enthousiastes tendance ado-romantico-cuculs, jusqu’à la question qui tue : « et alors, vous allez vous revoir ? » et ma réponse, tombant comme un couperet : « non ». A elles seules, ces trois lettres anéantissaient à leurs yeux la valeur de l’histoire. Comme si une relation ne comptait que si elle était durable, concrétisée.

Cette nuit-là, les contours de Je t’aime [maintenant] se sont dessinés, presque seuls, sur le cahier qui trône au pied de mon lit : j’allais retrouver les 24 personnes ayant composé mon histoire d’amour, depuis l’enfance, et ne raconter qu’une heure avec chacun. J’allais ensuite leur demander de me révéler un souvenir avec une autre, pour qu’ensemble, nous acceptions le fait de ne pas être l’unique à composer l’histoire de l’autre – même si nous l’avons été, ne serait-ce qu’un instant.

3.Depuis quand murissiez-vous ce projet ? Quel a été le délai avant de le mettre à exécution ?

Cette idée m’est venue il y a deux ans, presque exactement. Entretemps, il a fallu rassembler les souvenirs, puisque bien sûr, les plus récents occupent plus de place. J’ai creusé pour retrouver le premier amour de bac à sable, l’idole fantasmée devant un poste de télévision, mon premier baiser, celui qui n’a pas voulu, ou pas su. Les histoires qui marquent ne sont pas seulement celles qui ont existé.

Il a ensuite fallu les contacter. Les rejoindre, parfois en Slovénie, en Espagne, au Canada ou en Autriche, et puis trouver la manière d’en tirer un travail dans lequel chacun puisse se reconnaître. Lorsque l’on sculpte à partir du réel, on se retrouve pris dans un triangle complexe : être sincère avec soi-même, penser au lecteur et à la manière dont il pourra s’approprier l’histoire, ne pas trahir ceux dont on parle, sans pour autant être complaisant.

Le jour où j’ai adressé le PDF du livre à toutes les personnes qui ont accepté d’y participer, j’étais incapable de manger (signe de situation extrême chez moi car j’ai un appétit sans fond). A ma grande surprise, ils ont tous été, sinon enthousiastes, du moins bienveillants. Cela m’a rassurée sur le fait que nous ne nous sommes pas aimés par hasard.

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4.Votre formation ou vos expériences précédentes sont-elles proches de votre travail actuel ? Si elles sont totalement différentes, quels sont les atouts que vous retirez de votre cursus ?

J’ai fait un master en marketing. L’idée m’est venue d’un conseiller d’orientation, alors que j’étais en terminale littéraire option arts. Soudain, je réalisais que les études de lettres auxquelles je me destinais pour devenir prof me mèneraient à une carrière qui ne me ressemblait pas. Encore aujourd’hui, je suis la reine de l’impatience, déteste que les choses soient prévues ; j’ai même fait une chanson de ma devise « Tant que la roue tourne, que la routine m’échappe… » Alors l’enseignement…

Après des tests, ce conseiller m’a dit : Vous aimez voyager, entreprendre, êtes passionnée de langues étrangères, cette école vous ira comme un gant. Je me suis prise au jeu, jusqu’à cet accident, qui a agi comme un révélateur.

Même si j’ai le sentiment de n’avoir pas tiré de réelles connaissances de ces cinq ans d’études, je ne peux pas nier que cela m’a appris à rendre les projets possibles. Croire en soi et mettre les moyens de réalisation nécessaires, pour tenter de toucher ses rêves du doigt.

5.Qu’est ce qui compte le plus : le culot, l’expérience ou les études ?

Le culot, mais au-delà, je dirais l’intuition.

6.La qualité essentielle pour la réussite du projet

La persévérance. Et l’envie, dont il faut une bonne dose en stock pour la rendre contagieuse.

7.La question indispensable qu’il faut se poser (et à laquelle il faut avoir répondu pour se lancer dans cette aventure ?)

Pas trop de questions justement. Juste essayer. Oser.

8. Si vous deviez regretter une chose

Ne pas avoir appris la musique plus jeune. Mais j’y remédie puisque je suis élève au conservatoire depuis quatre ans. J’aime à croire qu’il n’est jamais trop tard (tant qu’il y a de la vie…).

Et puis, je regrette mille petites choses au quotidien : de n’être pas allée où je l’avais promis, de n’avoir pas été assez attentive à quelqu’un… Sous mes pseudo-airs de happy hippie, je suis une grande angoissée.

9.Vous sentez-vous aujourd’hui pleinement épanouie et à votre place ?

A ma place oui. Ensuite, je ne suis pas encore arrivée où je l’espérais, c’est à dire à une reconnaissance suffisante pour me permettre de rendre chaque nouveau projet plus simple à réaliser. J’ai choisi de ne pas être spécialiste, de m’essayer sans cesse à des outils différents. Le prix à payer pour cette liberté est de tout reprendre à zéro, à chaque fois, et de devoir « faire ses preuves » – expression que je déteste d’ailleurs. Mais plus tard, quand je serai grande, j’espère que j’arriverai à rêver moins fort, à me contenter des murmures.

10.Si un seul conseil devait être donné, ce serait…

Vous n’avez rien à perdre.

11.Le mot de la fin…

J’ai faim justement. Il paraît que c’est bon signe.

Crédit photo: Anne Lucie Domange Viscardi

Crédit photo: Anne Lucie Domange Viscardi