Où l’on parle écriture avec Alexandra Koszelyk.

28 Jan

Prendre le temps de s’interroger sur les choses qui fondent une vie d’auteur et sur ce rapport si singulier à l’écriture.

Embarquez, en compagnie d’Alexandra Koszelyk et de son si beau A crier dans les ruines!

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Écrire à quoi ça sert ?

De façon paradoxale, écrire est un acte solitaire qui permet d’ouvrir une infinité de possibles. Sur la page blanche, une nouvelle réalité, celle que je façonne grâce à mes mots. Écrire me procure le même amusement que mon fils quand il crée des histoires. Bien entendu, l’acte d’écrire dure un peu plus longtemps qu’une histoire de Playmobil, mais la joie est la même. Écrire, c’est retourner en enfance, se remettre dans sa bulle, c’est redevenir étudiante et puiser dans les fonds des bibliothèques (ou sur internet) le matériau de base, c’est aussi combler certaines réponses que la réalité ne peut pas nous offrir.

Le meilleur compagnon de l’auteur ?

Une muse ! Comment créer sans elle ? Elle peut revêtir différentes formes, mais la mienne est surtout un compagnon d’écriture en qui j’ai une confiance absolue. L’acte d’écrire pour moi est toujours un acte de partage, je ne sais pas écrire seule dans mon coin.

Son pire ennemi ?

La peur d’échouer, de ne pas réussir à poser les bons mots, du moins ceux qu’on souhaiterait partager aux lecteurs.

Une manie d’écriture ?

Je n’aime pas les manies, je n’en ai aucune. Je peux écrire sur ordinateur, sur papier, dans le train, sans eau, avec. Ensuite, je me suis aperçue que j’écrivais mieux le matin, mais c’est plutôt une question d’efficacité, pas une manie.

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L’abandon. Camille Claudel.

De quoi l’écriture doit-elle sauver ?

Oh le mot « devoir » est fort. J’ai du mal à associer le mot « écriture » à celui de « l’obligation ». L’écriture ne doit pas sauver, elle sauve.

Elle sauve de ces manques de la réalité bornée. L’écriture est un acte incroyable qui permet de créer des univers infinis. Elle sauve car elle abaisse les barrières et les limites. Il n’existe plus de contraintes.

Comment construit-on un roman ?

Au départ, il y a une idée, un thème à exploiter, quelque chose qui gratte, qu’on a envie de combler. Ensuite vient le moment du synopsis, puis en dernier l’écriture. Une fois le synopsis écrit, il sert de béquille, mais souvent on en dévie.

Quelle sensation éprouve-t-on lorsqu’on a son roman publié entre les mains ? Quel rapport au regard des autres sur ses écrits ?

C’est comme une naissance : joie, fierté et incrédulité.

Une fois le roman publié, il ne nous appartient plus. Je l’ai écrit, lu, relu, corrigé, recorrigé, rerecorrigé, rerelu. Je n’étais jamais seule, j’avais mon éditeur et des amis, ensuite le livre part vers ses lecteurs. Certains aimeront, d’autres non, le goût est relatif. Le plus important est de se dire « j’ai donné tout ce que je pouvais, maintenant il peut voyager ». C’est vraiment comme un enfant, en fait !

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Si vous étiez :

  • Une œuvre d’art: L’abandon de Camille Claudel
  • Une chanson: Le minotaure, Barbara
  • Une première fois: notre premier regard

Citez trois ouvrages fondateurs

Pour l’écriture

  • La caverne des idées, Somoza
  • L’anatomie du scénario, Truby
  • Grammaire de l’imagination, Rodari

Le dernier roman qui vous a étonnée

Francis Rissin, Martin Mongin

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