Et si on parlait écriture? Avec Anne Sophie Monglon.

30 Oct

Anne-Sophie Monglon signe dans cette belle rentrée de septembre un premier roman, coup de cœur personnel et évidemment coup de cœur des 68 premières fois. Une fille, au bois dormant est un roman riche et intime qui parvient à éveiller le lecteur à lui même et à interroger son rapport aux autres, un roman compagnon de vie. Anne-Sophie Monglon est venue à la rencontre des lecteurs des 68 premières fois au Mans le 8 octobre dernier, la rencontre fut belle tant la femme qui se cache derrière l’auteur est aussi profonde, attentive et passionnante. C’est donc avec un plaisir intense que je vous livre ses réponses sur l’écriture.

41a-a7mH26L__SY346_

Ecrire, à quoi ça sert ?

À être un peu plus qui on est, à faire un peu plus l’expérience de ce que sont les autres, à avoir l’impression d’ un peu mieux comprendre le monde

Le meilleur compagnon de l’auteur ?

Sa ténacité

Son pire ennemi ?

La perte de foi dans la littérature

Une manie d’écriture ?

Le matin, avant tout autre chose

De quoi l’écriture doit-elle sauver ? (Référence à un extrait d’Ecrire de Marguerite Duras« Se trouver dans un trou, au fond d’un trou, dans une solitude quasi totale et découvrir que seule l’écriture vous sauvera. » ) 

J’ai le sentiment que l’écriture, peut sauver de beaucoup de choses : de la tentation de juger, de la fermeture, de l’assèchement, du matérialisme

Comment construit-on un roman ? Son point de départ : Un plan, un message à faire passer, une obsession ? 

Dans le cas d’Une fille, au bois dormant, je crois qu’il y a eu d’abord ces deux tenaces interrogations, sur notre propension à nous tenir en retrait de notre propre vie, et sur notre marge de liberté dans notre vie professionnelle. A un moment, ces deux interrogations, anciennes et régulièrement réactivées, se sont incarnées dans un personnage : je prenais depuis des années des notes diverses dans un carnet(portraits, situations etc), et, à un moment, il m’a semblé que c’était un même personnage qui se retrouvait dans plusieurs scènes que j’avais écrites, il m’a semblé que le personnage de Bérénice émergeait.

sans-titre

Combien de textes proposés avant ce premier roman publié ?

J’ai eu le sentiment que quelque chose commençait.

Quelle sensation éprouve t on lorsqu’on a son premier roman, publié entre les mains ?

J’avais fait avant quelques écrits de dégourdissements. Une fille, au bois       dormant est   le premier texte que j’ai senti abouti et que j’ai proposé.

Définissez-vous par 

Une œuvre d’art : un arbre sculpté de Giuseppe Penone (c’est un cèdre que Penone a creusé pour laisser apparaître le tout premier arbre que contient toujours le vieux – il a fait ça avec des arbres tombés pendant une tempête qu’il a achetés.)

22855415_1301468766665381_1596338606_n

Un mot : Encore

Une première fois : celle où je suis entrée à l’école – je ne suis pas allée à l’école maternelle et, quand je suis arrivée en primaire, j’ai éprouvé une joie intense.

Citez trois ouvrages fondateurs

Boris Vian. L’arrache-cœur

Milan Kundera. L’insoutenable légèreté de l’être.

Marguerite Duras. Un barrage contre le pacifique

Le dernier roman qui vous a étonné

Eric Vuillard. Tristesse de la terre -La Véritable histoire de Buffalo Bill Cody

 

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :