Vincent qu’on assassine, Marianne Jaeglé

12 Juil

Quand la littérature s’empare de la peinture, la réussite est souvent au rendez-vous , le sublime Eroica de Pierre Ducrozet (un roman magistral sur Basquiat !), Gaëlle Josse et le si délicat l’ombre de nos nuits ou encore le superbe Les singuliers d’Anne Percin, Marianne Jaeglé ne déroge pas à la règle en signant un roman sur les dernières années de Vincent Van Gogh.

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Se basant sur la théorie de deux historiens américains, l’auteur donne à voir la mort de Van Gogh non comme un suicide mais un assassinat, mais là n’est pas l’unique propos, tant il s’agit d’un roman sur la couleur et la création, la frénésie artistique et la difficulté à vivre de l’art ; sur la facilité aussi d’une société à mettre les génies en marge.

Parce que Vincent peint vite, parce qu’il ne fait pas de jolies aquarelles avec des fleurs aisément reconnaissables mais qu’il les fait vivre sur la toile, qu’il met dans sa peinture la fureur du monde ou sa beauté en mouvement, le mistral qui souffle. Que ce soit dans les séances à l’atelier ou le travail en extérieur, les personnages s’animent, les décors se dessinent, la scène est sous nos yeux sans de longues descriptions, juste avec l’essentiel des couleurs et de la lumière, de l’atmosphère et du souffle de Van Gogh.

Ce roman visuel est un bel hommage à Van Gogh, à son frère également dans son acharnement à défendre l’œuvre de Vincent et à l’artiste en général, avec des émotions et des sensations, et plus que tout la beauté de l’art. Marianne Jaeglé va plus loin en donnant vie à l’homme, en dévoilant un peu le mythe et en le rendant vivant, à portée de mains. On ne regarde plus un Van Gogh comme avant après avoir lu ce roman.

Une belle réussite!

 

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Une fois le roman refermé, on n’a envie que d’une chose, plonger dans les lettres de Vincent et surtout les dernières, avec le recueil Dernières lettres de Vincent Van Goh, paru chez 1001. La lecture des phrases de Van Gogh en devient encore plus émouvante après la rencontre avec la bonté et la générosité du Van Gogh de Marianne Jaeglé.

« Eh bien, mon travail à moi, j’y risque ma vie et ma raison y a sombré à moitié. » Vincent Van Gogh à son frère.

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