Le monde entier, François Bugeon

21 Juin

Chevalier pourrait être un héros ordinaire ou simplement un homme bien, droit et taiseux, solitaire surtout, qui oublie presque qu’on peut l’aimer. Il est peut être ordinaire, mais François Bugeon nous montre avec tendresse et force que l’ordinaire contient un monde entier. Là où la société n’a d’yeux que pour ceux qui brillent, même si les lumières sont artificielles, ce roman redonne sa place aux villages de campagne, à ces espaces un peu délaissés où les solitudes prennent toute la place, où les drames se déroulent porte close, à peine des chuchotements, où la vie ne s’écoule qu’au rythme de l’usine, des moments de répit au jardin ou à l’étang. Tout semble simple, rien ne l’est, mais on ne s’étale pas, on ne se gausse pas, on se contente de vivre, sachant ce qu’est l’instant présent et trainant son lot de douleurs sans en faire un étendard. Le silence comme refuge, presque comme art de vivre.

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Les liens ne sont pas moins forts, seuls les mots sont tus, les émotions sont dissimulées mais vécues. Les attaches sont solides, le respect et les éléments, les terres et la fidélité. Les voisins et les collègues, les gens que l’on croise. Autant de repères, autant de points de passage.

Le monde entier, c’est aussi la preuve que chaque vie compte, que le romanesque n’a pas besoin de grandes aventures pour dire toute la complexité et la beauté des relations humaines, ou peut être que finalement la seule grande aventure qui soit ne trouve son intérêt que dans l’autre.

Un premier roman sur l’humanité des gens simples empli de tendresse et d’une émotion discrète mais réelle.

Un joli moment, hors des sentiers battus.

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Ce roman fait partie de la sélection des 68 premières fois et charme d’autres lecteurs

Sophie, Merlieux: « Lumineux ! Probablement que je n’aurais pas lu ce premier roman sans les 68 premières fois… et j’y aurais perdu un moment d’intense plaisir, une lecture douce et enveloppante qui a déposé tout un monde à mes pieds. On s’attache aux personnages, on s’inquiète de leur présent et de leur devenir, on les accompagne sur un chemin qu’ils défrichent en avançant et on aime vivre à leurs côtés le temps de cette lecture délicieuse de bienveillance, de tendresse rentrée et d’amitié silencieuse. « 

Adèle Binks:  « Armé d’une pudeur désarmante, il porte attention aux autres bien plus qu’à lui-même. La rencontre avec cette fille étrangère à ses valeurs, à son mode de vie, les drames d’un ami sentimental et tout simplement l’intelligence de cœur de Chevalier l’amèneront à dépasser ses peurs et à enfin oser vivre pour lui. Un roman plein de finesse et de tendresse. »

Geneviève Munier: « François Bugeon s’y entend pour envelopper ses personnages de tendresse, d’empathie, d’intérêt. Son écriture, délicate, légère et sans fioritures traduit parfaitement la modestie de chacun. Nulle ostentation dans ces lignes qui se déroulent comme un long fleuve tranquille, mais apportent un grand bonheur de lecture. « 

Enell : »J’ai été surprise par ce texte, happée par l’intrigue, émue par l’histoire de chacun. François Bugeon a tissé une toile aérienne, aérée, qui a su me prendre dans ses fils de soie. Un roman à savourer avec délectation et sans modération. Un coup de cœur.  « 

Vous pouvez aussi retrouver les avis de Joëlle Antigone Héron, Le chat qui lit notamment.

Grand merci à Sabine du blog Carré Jaune pour ce nouveau visuel!

Crédit photo: Sabine Faulmeyer

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4 Réponses to “Le monde entier, François Bugeon”

  1. Joëlle 21 juin 2016 à 16:12 #

    J’ai adoré ! Merci pour cette découverte Charlotte !

  2. Delphine-Olympe 28 juin 2016 à 19:40 #

    Je ne sais pas si c’est le genre de livre qui pourrait me passionner, mais les commentaires sont très élogieux et, surtout, je trouve la couv magnifique. A chaque fois que je la vois, elle m’attire irrésistiblement. Je pourrais bien me laisser tenter, au final !

Trackbacks/Pingbacks

  1. François Bugeon, le monde entier et les 68 premières fois | L'insatiable - 27 juillet 2016

    […] Bugeon est d’une humanité folle, d’une tendresse rare et il fait du bien. Il faut lire Le monde entier, puis le chérir; l’offrir ensuite. Comme une délicatesse. Et écouter François Bugeon […]

  2. Murmures à Adèle (2016-2017) | L'insatiable - 22 décembre 2016

    […] est devenue dense par elles, des premières fois humanistes et terriblement touchantes avec des Chevalier et des minuscules origamis, des premières fois drôles et crépitantes où le livre se cache et […]

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