Toute une histoire ce salon du Mans, non?

15 Oct

Un salon du livre d’envergure nationale dans ta ville: tu bloques ton weekend d’une année sur l’autre, tu invites ta mère (parce que depuis toute petite, c’est elle qui a commencé à te balader dans les salons et à te faire entasser des piles de livres; une passion partagée, c’est une vraie chance), tu dis à Sabine (celle qui boum boum et qui parle comme un petit carré jaune) que Tours n’est pas loin du Mans.

LES_ALLUMES_DU_JAZZ_A_LA_25eme_HEURE_DU_LIVRE_vignette_805

Tu attends, tu essaies , encore(!) de proposer des nouveautés à l’organisation du salon (mais ça c’est une autre histoire), tu piétines pour avoir la liste des auteurs (mais ça c’est une autre histoire), tu découvres au hasard de Facebook que Sigolène Vinson y sera, alors tu trembles un peu parce que c’est l’effet qu’elle te fait Sigolène, tu sais aussi que tu y croiseras son éditrice Lisa Liautaud, et tu trembles encore un peu plus parce que tu es un peu en mode groupie. Tu sais que tu y croiseras le beau, grand et fort Erwan (mais ça c’est une autre histoire, non mais quand même, oublier de commander les livres d’Erwan Larher, c’est un crime contre l’humanité, impardonnable !) ou encore la belle et ébouriffante Sandra Reinflet et que sans doute tu feras des rencontres inattendues qui seront aussi belles.

Depuis que tu es devenue Digital Ambassadrice du Mans, la ville te déroule le tapis rouge, tu es donc conviée à l’inauguration officielle. Te voilà, déambulant dans le salon, mais vite tu sors du protocole pour aller faire des bises, à la libraire la plus chouette du Mans, Marie Adélaïde, qui aura gardé une énergie et un sourire irremplaçables pendant tout le salon notamment.

Mais où est Charlie?

Mais où est Charlie?

Après un repas en charmante compagnie, tu te prépares à assister à la remise du prix du Maine Libre au grand Philippe Jaenada, tu arrives un peu en avance dans la salle pour te rendre compte que tu viens de manquer un entretien avec Lionel Duroy (parce que nulle part ce n’était indiqué, mais ça c’est une autre histoire, c’est ça ?).

Heureusement, Philippe Jaenada arrive ; la rencontre avec Frédérique Bréhault parvient à adoucir ta colère.

Crédit photo: hervé Petitbon

Crédit photo: hervé Petitbon

Le voilà, le moment de la conférence que tu attends avec impatience, avec Alice Zeniter, Christophe Boltanski (un des 68) et l’unique Sigolène Vinson, le tout animé par Baptiste Liger. Un regard plus appuyé, un sourire plus soutenu. Elle est là.

Après, il y a du off, des échanges passionnés mais pudiques, où l’on se sent juste bien, entouré de gens exceptionnels. (Lisa, Héloïse, et évidemment Sigolène).

Un tour dans les allées, des sourires, se perdre (ne pas trouver l’emplacement, mais ça c’est une autre histoire!), ne pas oser aller en voir certains (oui encore cette timidité), se faire plaisir en jeunesse.

Repartir heureuse, en sachant que demain sera une aussi belle journée.

Retour au salon le dimanche pour reprendre une dose de Philippe Jaenada, entouré de Laurent Binet, Alexandre Seurat (un 68) et Héloise Guay de Bellissen (une très belle rencontre, avec son livre sur ma table de chevet depuis), assister à la conférence en très belle compagnie (en ne se remettant pas tout à fait de la chance d’avoir une telle voisine…), les écouter parler littérature, façon d’appréhender le réel dans l’écriture. C’était bon. Se dire que peut être…

Crédit photo: Lisa Liautaud

Crédit photo: Lisa Liautaud

Déambuler dans les allées, refaire des bisous et des sourires (et oui, bisounours, tu es…), saluer très intimidée Pascal Manoukian (un des 68 premiers romans, l’un des chouchous). Suivre pendant une heure son débat avec Mathias Enard et Atiq Rahimi, où l’on a eu le droit à un cours fabuleux de Mathias Enard sur la Syrie. Se dire que cela pourrait durer des heures tant c’était intelligent et passionnant.

Faire un dernier tour. Dire au revoir les yeux humides.

Rentrer chez soi avec des souvenirs qui tiennent chauds, des regards inoubliables, ce sentiment de n’être pas trop loin de sa place, et se dire que l’année prochaine ce sera encore mieux, parce que l’année prochaine, on va y essayer d’y mettre son grain de sel (mais ça c’est une autre histoire, non?).

Publicités

7 Réponses to “Toute une histoire ce salon du Mans, non?”

  1. Dionysos 15 octobre 2015 à 21:21 #

    J’avoue trouver ton article un peu étrange : malgré les responsabilités que tu y as en y prenant part, les critiques fusent sans cesse sur des détails, alors qu’on sait très bien qu’un salon a toujours son lot d’improvisations (ici Lionel Duroy par exemple qui a gentiment rejoint le salon après l’annonce de sa victoire)… alors finalement, c’était plutôt du positif ou pas ? 🙂

    • insatiablecharlotte 15 octobre 2015 à 21:39 #

      Je n’ai aucune responsabilité dans le salon, j y étais en simple visiteur et j avoue avoir été agacée par mal de choses dans l organisation ( et je suis loin d être la seule!); cela heureusement n a absolument pas terni les rencontres d auteurs ou les conférences auxquelles j ai pu assister. Donc un bilan positif évidemment ( ce qui n’empêche pas les critiques…:-))

      • Dionysos 15 octobre 2015 à 23:18 #

        Ah bien sûr, moi-même, malgré les aménagements faits chaque année vis-à-vis de l’édition précédente, je trouve toujours quelque chose à redire, mais c’est les allusions faites au off, aux invitations à l’inauguration, au fait d’être reçu royalement et de prodiguer quelques conseils qui incitent quand même à croire que tu n’y étais pas qu’en simple visiteur. Mea culpa si j’ai mal compris alors. 🙂

  2. Caroline Doudet (L'Irrégulière) 16 octobre 2015 à 10:03 #

    Globalement, c’était chouette quand même ? Et puis tu as de la chance parce qu’à Orléans on n’en a pas du tout et ça me fend le coeur…

    • insatiablecharlotte 16 octobre 2015 à 10:06 #

      C’est amusant, je ne pensais pas que ce billet serait perçu plutôt négativement, il y a clairement des petites failles dans l’organisation mais c’était évidemment un excellent weekend. Et Caroline, tu sais ce qu’il te reste à faire à Orléans…

  3. christine 16 octobre 2015 à 11:03 #

    Cela fait longtemps que j’ai quitté le Mans mais pour moi, il y a 2 bonnes librairies.

Trackbacks/Pingbacks

  1. Chérissez vous (bye bye 2015) | L'insatiable - 31 décembre 2015

    […] verre de vin près des halles ou dans un café littéraire Orange. Des regards croisés au salon du Mans, et ce sourire toujours qui porte. Des douceurs encore chez les Editeurs ou au Flore. Des instants […]

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :