La petite femelle, Philippe Jaenada

7 Oct

700 pages sur l’affaire Pauline Dubuisson, déjà portée au cinéma, déjà objet de roman, il fallait oser.
Ou avoir le talent de Philippe Jaenada.

9782260021339

D’une obsession, il en a fait une enquête journalistique fouillée, qu’il livre avec sa plume si singulière teintée d’un humour incomparable, de digressions passionnantes (ces passages sur la saucisse, à devenir culte !), sans se départir de tendresse et de passion, avec une bienveillance douce et apaisante.

On la sent, on lui tient la main à cette petite femelle, il parvient à trouver la juste mesure, à ne pas en faire une sainte sans sombrer dans l’excès inverse de la garce absolue. Juste une femme qui a failli, qui ne voulait pas entrer dans les cases qu’on lui dessinait, qui a joué avec ces lignes que la société impose jusqu’à franchir les interdits. Ils auraient voulu – ces hommes bien pensants des années 50 -qu’elle soit plus lisse, moins libre et rebelle pour que la société pardonne le crime, il aurait fallu qu’elle soit autre, qu’elle n’incarne pas une beauté froide et machiavélique pour certains, qu’elle ne choisisse pas de s’émanciper et de jouer parfois des hommes. Elle voulait juste vivre, ils ont fait de sa vie un enfer.

Philippe Jaenada livre presque une épopée, son épopée à travers la vie de Pauline Dubuisson, que le lecteur suit avec délectation et envie.
La petite femelle est un portrait de femme libre brillamment servi par la plume truculente de Jaenada.

 

Roman lu dans le cadre des explorateurs de la rentrée littéraire avec Lccteurs.com et ravie de voir que ce roman figure dans le top 10!

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Philippe Jaenada sera présent au salon du livre du Mans qui a eu lieu les 10 et 11 octobre et participera à une table ronde avec Laurent Binet et Alexandre Seurat notamment.

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4 Réponses to “La petite femelle, Philippe Jaenada”

  1. jostein59 8 octobre 2015 à 07:18 #

    Je n’avais pas remarqué que ce livre était aussi épais. Mais les chroniques me laissent penser que ce livre mérite d’être lu. Et je n’ai encore jamais lu cet auteur.

  2. Caroline Doudet (L'Irrégulière) 8 octobre 2015 à 11:19 #

    Un pavé, mais qui se lit tout seul !

  3. entrelespages 8 octobre 2015 à 17:11 #

    Du talent mais surtout de la passion! Et beaucoup de parenthèses… 😀

Trackbacks/Pingbacks

  1. On fête les 68, venez nombreux! | L'insatiable - 25 novembre 2015

    […] Manoukian, Luc Blanvillain et Séverine Werba, mes trois favoris, accompagnés des talentueux Philippe Jaenada, Tobie Nathan et Xavier Durringer) est un  privilège, parce que parler littérature est […]

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