Changer de vie, histoire de renaissances

26 Nov
Changer de vie.
Renaître.
S’extirper.
Tu es bien placée toi pour écrire ce livre, alors fais le. Voici la commande d’un éditeur à Géraldine Barbe, parler de ces destins de bascule, de ces changements de trajectoires. Parce qu’elle aussi a choisi de pas suivre la ligne tracée au sol pour elle.
Alors, elle l’a fait, avec talent et pudeur, passion et émotions.
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A travers les parcours singuliers de Goldie, Clémence, Phillis, Fabrice, Lise ou Irina, elle se livre entre les lignes, ne se contente pas de montrer en faisant un joli catalogue de parcours qui nous demeurent lointains, elle tente de comprendre et surtout appréhende ce changement de vie avec un angle différent, loin des stéréotypes du genre.
Pas de discours arrêté sur les rêves d’enfants à réaliser (laisse le un peu tranquille, cet enfant!), sur le statut social ou les conséquences pécuniaires des choix, Géraldine Barbe s’attache au cœur de ces changements, davantage dans l’action que dans la réflexion, se place à l’épicentre du sexisme de ces vies qui ont pris un tournant, simplement le tournant que les autres n’attendaient pas, que la société ne cautionnait pas, des tournants fulgurants d’autres plus subtils, mais toujours dans l’optique d’être soi, de s’approcher un peu plus de sa vérité.
On a les yeux qui piquent parfois à la lecture de ces portraits tant ils sont vivants et écorchés, tant ce qu’ils ont dans les tripes se trouve mis à nu, comprendre cette fureur, cette révolte contre l’absurdité de la vie finalement, contre le fatalisme et la facilité.
Mais, surtout, de ces réflexions, naissent des questions sur nos propres choix et nous montrent un peu la route à suivre, nous fait comprendre que c’est à la portée de tous.
Un récit à savourer comme un roman, en n’oubliant pas que la réalité dépasse la fiction, toujours.
Allez, tu viens. On change de vie, demain?
Rendez vous demain pour une interview de Géraldine Barbe et si vous voulez écouter ma chronique sur ce livre, cliquer ici: France Bleu Maine.
Extraits
« Il y a toujours, pour te barrer la route, cette foutue culpabilité qu’on t’inculque tout enfant. Il faut tout défaire pour imposer sa place, revendiquer en permanence. »
« Dans tous les cas, c’est d’abord soi même qu’il faut affronter. Les autres suivent. Ou pas. »
 » Changer de vie, c’est d’abord choisir son regard sur la vie, observer ce qu’elle donne, ce qu’elle prend, grimper sur ce qui écrase, s’en faire un tremplin. »
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