Florilège de lectures

25 Avr

 

train

Très tentée par la critique du Gout des livres, je me suis attaquée avec envie à ce roman (très court, trop court). Une lecture très agréable mais un peu rapide, on aurait voulu que les personnages soient plus fouillés, les idées plus développées. L’idée était bonne, le ton juste, l’écriture fluide, mais je suis restée sur ma faim.

 

voyages

J’ai découvert Déborah Lévy Bertherat lors d’une rencontre sur les femmes et la littérature de genre au salon du livre du Mans, elle partageait l’affiche avec Delphine Coulon, Hélénè Frappat et Céline Minard. J’étais sortie en me disant que son premier roman devait être intéressant mais il était qualifié de roman d’aventures, donc pas dans mes goûts habituels. Il était en présentation à la médiathèque alors j’ai décidé de franchir le pas et j’ai eu raison. Récit intime, quête d’identité, résurgence des secrets de famille, sur fond d’enquête, l’auteur interroge sur les limites de la fiction et sur la fragile frontière entre imaginaire et réalité. Un roman étonnant.

«  En basculant dans l’âge adulte, elle saurait enfin reconnaître la part d’enfance qui reste en chacun de nous, comme le cœur d’un arbre sous l’écorce. »

 

invasions

Mazarine Pingeot, il suffit de prononcer son nom pour que chacun ait son opinion sur sa vie. La lecture du Bon petit soldat, son roman précédent, m’avait beaucoup touchée, elle interrogeait avec intelligence et pudeur les liens filiales, mettant en lumière ce qu’elle vivait en tant que fille de, ce harcèlement de l’opinion et des médias, avec en toile de fond un cri de douleur. Il ne s’agit nullement de la plaindre, mais mérite t elle cet acharnement ? A t elle demandé à naître, à être la fille de ? Ce journal de bord violent et puissant, mené lors de la campagne présidentielle de François Hollande, révèle une grande plume.

C’est ce souvenir en tête que j’attaquais Les invasions quotidiennes, intriguée par ce nouvel exercice : écrire une comédie contemporaine et non parler d’histoires cruelles comme elle le faisait habituellement. Je dois dire que le résultat est plutôt convaincant, le portrait de cette quadra, célibataire, mère, écrivain, prof, en proie avec les exigences du quotidien est savoureux. Les scènes sont très cinématographiques, le décor s’installe sans problème. Rien de facile dans ce roman, l’écriture reste riche et intelligente, ce qui parfois est un peu déroutant là où l’on attend légèreté et candeur. Plutôt une réussite!

 

Je reviens vite vous parler de grands romans!

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5 Réponses to “Florilège de lectures”

  1. clara 26 avril 2014 à 08:02 #

    Je note celui de Déborah Lévy Bertherat !

  2. Julie / LaMainEnchantée 28 avril 2014 à 12:21 #

    Le roman de Mazarine Pingeot me tente beaucoup… Lire de la légèreté, çà fait un bien fou parfois !
    Bises,
    Julie

  3. Sido 27 juin 2014 à 20:40 #

    Oui, « les invasions quotidiennes » auraient bien leur place entre mes mains aussi !

Trackbacks/Pingbacks

  1. Si on parlait écriture avec Déborah Lévy-Bertherat ? | L'insatiable - 25 juin 2014

    […] et puis j’y suis retournée et j’ai été surprise avec un plaisir non dissimulé. Une fois le roman terminé, la chronique achevée, j’ai proposé à son auteur de venir nous parler d’écriture, la voici […]

  2. "Elie aimait bien les blagues d’Isaac Ascher, tu as pris un bain, non pourquoi, il en manque un." | Cunéipage - 27 juin 2014

    […] Charlotte qui m’a donné […]

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