Qui a tué Jacques Prévert?

20 Jan

Parfois, comme une évidence, la lecture d’un livre me fait penser à une chanson et lorsque je me suis plongée dans ce livre inclassable, deux chansons me trottaient dans la tête, deux chansons qui commencent de même manière: « il y a »…

« Il y a
Une petite école
Et des bancs de bois
Tout comme autrefois
Il y a
Des images qui collent
Au bout de tes doigts
Et ton cœur qui bat » (Goldman)

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Et dans ce livre, il y a…

…l’odeur (comme celle de la colle dans le petit pot blanc qui sentait aussi bon qu’une friandise).

…la couverture, comme celle que les mamans glissent (avec soupir) autour de ces livres distribués le premier jour de classe

…les mots toujours aussi bien choisis, les photos vivantes malgré le vide.

Et surtout, il y a l’âme de ce livre, espiègle et tendre. Une nouvelle aventure de Sandra Reinflet (vous la connaissez forcément si vous arpentez les couloirs de ce blog… C’est mon Quand je serai grande à moi… Et oui, quand je serai grande, je veux être aussi libre que Sandra!).

Plus que le portrait de son école déserte, Sandra nous invite à replonger en enfance, dans ses souvenirs doux et mordants, elle parvient encore une fois à atteindre l’universel par le très personnel, comme elle avait déjà su si bien le faire avec Je t’aime maintenant.

Crédit photo: Sandra Reinflet

Crédit photo: Sandra Reinflet

Cette école-souvenir, c’est notre école, celle que l’on rêve pour nos enfants, celle que l’on voudrait préserver, comme un endroit dans lequel rien ne peut arriver. A l’heure où l’on réfléchit au rythme scolaire et à mille autres futilités, ce livre nous invite à revenir à l’essentiel, c’est à dire à l’humain, car plus que le lieu, ce sont les fantômes qui y vivent qui donnent au récit de Sandra toute son ampleur.

Si on enlevait tout le superflu pour revenir à cette chose magique qu’est l’accès pour tous à l’éducation? Accompagner les adultes de demain, quoi de plus noble? quoi de plus dur?

Si on remettait un peu de naïveté, d’innocence et d’insouciance dans tout cela?

Un livre roudoudou que l’on déguste délicatement et qui fait remonter à la surface mille émotions.

Bravo Sandra!

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4 Réponses to “Qui a tué Jacques Prévert?”

  1. Chat de bibliothèques 20 janvier 2014 à 20:26 #

    ta chronique donne envie !

  2. Laeti 20 janvier 2014 à 21:40 #

    Quelle éloge!!!

  3. sabine 21 janvier 2014 à 15:06 #

    et si on la faisait cette école…. 🙂 Merci pour ce touchant et si sensible billet.  » Il y a…. »

  4. lucie 2 avril 2014 à 23:08 #

    oui tu en parles bien, tu donnes envie

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