Quand je serai grande, je serai écrivain!

19 Sep

Elle me travaille cette rubrique en ce moment, envie à nouveau de croire que tout est possible (mais un manque de temps pour trouver des personnalités pour venir vous raconter leurs aventures… N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez participer à cette rubrique!).

Ca faisait un moment que je demandais à Sophie Adriansen ( que je ne présente plus sur le blog!) de venir me relater son parcours, elle hésitait… Là voilà enfin!

Pour la découvrir un peu plus, allez faire un tour sur son blog de lecture Sophie lit ou sur son site!

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1.      Une petite présentation rapide

On tergiverse beaucoup sur le terme : faut-il dire auteur ? écrivain ? En tout cas, j’écris…

 2.      Avant vous étiez… et aujourd’hui vous êtes…

Avant, je travaillais sans compter mes heures dans une grande entreprise cotée en bourse. Mon quotidien tournait déjà autour des mots (communication, marketing, développement commercial… dès lors que ce qu’il y a à vendre est immatériel, les mots seuls font la différence !) mais j’étais entourée de chiffres puisque j’évoluais dans le milieu de la finance.

Aujourd’hui, j’écris… sans compter mes heures !

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3.      Quel a été l’élément déclencheur ?

Des états d’âme, la perte du sens de mon quotidien, des questions existentielles et des exemples que je n’avais plus forcément envie de suivre ! Je ne voulais pas avoir l’impression que ma vie m’échappait. Ont contribué au déclenchement aussi des rencontres avec des individus très différents, aux parcours divers, qui ont un jour pris la décision radicale de quitter un univers professionnel confortable pour prendre le risque de faire ce qu’ils aimaient. Et à qui cela a réussi… Je me suis dit que je ne pouvais pas rester là à attendre en espérant que ça m’arrive. J’ai donc décidé de rendre cette reconversion possible, et de revenir à la seule chose qui m’a toujours animée depuis l’enfance : l’écriture.

4.      Depuis quand murissiez-vous ce projet ? Quel a été le délai avant de le mettre à exécution ?

Il m’a fallu un an pour sortir des rails, à partir du moment où je l’avais envisagé. Un an que j’ai passé à mener de front deux activités professionnelles, celle d’avant et celle de maintenant. Un an de prise de contacts, de rencontres, de chantiers de livres, de piges « à l’essai », d’essai renouvelés et confirmés, un an avec une vie sociale un peu mise de côté pour les besoins de la décision ! Un an riche d’enseignements, aussi.

5.      Votre formation ou vos expériences précédentes sont-elles proches de votre travail actuel ? Si elles sont totalement différentes, quels sont les atouts que vous retirez de votre cursus ?

Tout ce que j’ai fait précédemment m’a été utile, puisque c’est cela qui m’a permis d’arriver jusque là. Et au-delà de ça, j’ai appris de ma précédente expérience à communiquer et à me vendre, choses qui ne sont jamais inutiles non plus, quel que soit le domaine.

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6.      Qu’est ce qui compte le plus : le culot, l’expérience ou les études ?

Les études apprennent à penser, l’expérience à oser. Le culot, en revanche, on en est capable ou pas. Il n’y a pas de formule magique, le tout est de savoir doser subtilement ces différentes composantes… et surtout de s’adapter – à la situation, à l’interlocuteur, au moment et à ses propres envies.

7.      La qualité essentielle pour la réussite du projet

La détermination sans faille… et l’optimisme, aussi. Les deux vont de pair. On a beau préparer le virage du mieux possible, les obstacles imprévus surgissent toujours – sans compter la jalousie éventuelle que la décision engendre. Donc l’essentiel est d’y croire, et de ne pas laisser l’avis des autres modifier ce que l’on croit être bon pour soi. Même ceux qui nous connaissent bien, comment pourraient-ils savoir mieux que nous ce qui est fait pour nous ?

8.      La question indispensable qu’il faut se poser (et à laquelle il faut avoir répondu pour se lancer dans cette aventure ?)

Suis-je prêt(e) à tout laisser pour parvenir à mon objectif ? A gagner moins d’argent, à perdre des amis, à être incompris(e), à essuyer remarques et reproches, à être courtisé(e) pour de mauvaises raisons ? Il s’agit, en fait, d’envisager le pire (même s’il y a peu de chances qu’il survienne, on y est ainsi préparé dans un coin de sa tête), et de se demander si ce qui motive le changement est une question de vie ou de mort.

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9.      Si vous deviez regretter une chose

10.    Vous sentez vous aujourd’hui pleinement épanoui(e) et à votre place ?

« A ma place », oui, c’est exactement ça. Il est facile de croire à ses propres mensonges, surtout quand ceux-ci sont encouragés par les gens autour, la réussite professionnelle, l’argent, etc. Heureusement, il n’est pas si compliqué de se contraindre à la franchise. Il suffit de sauter le pas. Pour ma part, l’épanouissement découle de cette franchise…

Ces derniers jours, j’ai voulu répondre au sondage qu’un ami a lancé sur son blog de développement personnel (http://www.ambitionlibre.com/). Je n’ai pas pu : à la première question, « Quel est votre plus gros problème, votre plus grosse frustration actuellement ? », je n’avais rien à répondre…

11.    Si un seul conseil devait être donné, ce serait…

Je ne pense pas tellement être en position de donner des conseils, chaque parcours est différent. Mais croire en soi est toujours bénéfique…

12.    Le mot de la fin…

Je le laisse à une autre blonde : « Celui qui n’essaye pas ne se trompe qu’une seule fois » (Véronique Sanson).

A paraître.

A paraître.

13. Et la question qui tue mais à laquelle on n’est pas obligé de répondre : financièrement, comment ce choix a-t-il pu être assumé ?

Avec de la préparation, de la réflexion, des économies en filet de sécurité, et une porte de sortie en cas de gros pépin. Et gros, avec la tête dans les nuages mais les pieds sur terre. Avec la conviction, aussi, que ce que je n’aurai pas financièrement me sera rendu au centuple par ce que ce choix m’apportera. Et avec les mots de Boris Vian : « Je l’ai, moi, ma vie. J’ai pas besoin de la gagner. »

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8 Réponses to “Quand je serai grande, je serai écrivain!”

  1. les Livres de George 19 septembre 2013 à 09:26 #

    c’est beau une femme épanouie dans sa vie 😀 !

    • Sophielit 19 septembre 2013 à 11:21 #

      Merci George 😉 (et merci Charlotte qui sait toujours poser les bonnes questions…)

  2. Nathalie, L'heure d'été 19 septembre 2013 à 13:31 #

    Une interview qui donne la pêche. Merci !
    Un fabuleux changement de vie (et quelle vie, dans les mots en particulier, c’est magnifique)… quel tempérament, quel courage aussi.
    Voilà, je m’arrête là ! 😉

  3. LzaramaLza 19 septembre 2013 à 17:42 #

    J’ai adoré lire cette interview, merci et Bravo !

  4. Martine 19 septembre 2013 à 18:07 #

    Sophie est telle que je la connais. Vraie!
    Merci Charlotte pour cette excellente interview.

  5. chris 19 septembre 2013 à 21:04 #

    Merci à Sophie et à Charlotte pour cette belle interview !
    Et merci au passage d’avoir cité mon blog.

  6. La Critiquante 20 septembre 2013 à 10:19 #

    Salut ! Juste un petit mot pour te dire que je t’ai taguée !
    http://lacritiquante.wordpress.com/2013/09/20/the-versatile-blogger-award/

  7. Marie LV 23 septembre 2013 à 19:28 #

    C’est pour ce genre d’article que je lis ton blog ! Une belle rencontre virtuelle, avec des liens pour découvrir d’autres auteurs et livres et ainsi de suite !

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