J’ai la taille de ce que je vois

12 Déc

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Mois de novembre. Sombre et pluvieux. Fatiguée, un peu écrasée par l’ambiance morose.

Le rendez vous est fixé un mercredi à 15h.

Des coussins posés à même le sol et quelques bancs. Des enfants patients, fébriles, s’interrogeant : « Papa, ça va être fort ? On va voir quoi ? C’est qui ?».

Le noir. Le silence.

Chacun retient son souffle jusqu’à l’arrivée d’un drôle de personnage, affublé d’un superbe bonnet et entouré de drôles d’appareil.

Tout de suite, on la remarque, sous sa cloche, cette petite boîte à musique surplombée d’une ballerine rouge. On sait que c’est elle qui va venir nous chercher pour nous faire entrer dans son monde. Cette ballerine qui  à chacun rappelle cette petite boîte que l’on aimait petite, regardant ce tourbillon.

On bascule au moment où la ballerine se fait humaine. Avec elle, c’est l’enfance qui ressurgit, qui vient taper à la porte du cœur.

Immédiatement, le jeu s’installe entre le musicien, créateur de la ballerine et la danseuse désarticulée à la merci de ce drôle de compagnon.

Le sourires se propagent sur les visages pour ne plus les quitter.

La maitrise du corps de la danseuse est bluffante, la douce folie du musicien est attachante. L’histoire est d’une tendresse attachante. Les enfants y verront le premier degré sans doute, cette histoire d’amour si particulière. L’adulte sentira la morsure derrière l’amour impossible, la nostalgie des rêves, du temps où l’on pouvait encore croire que les jouets parlaient, que les frontières n’existaient pas.

Une demi heure de poésie avec un final émouvant, sur le fil. On aurait voulu que cela dure plus longtemps, ne pas revenir à la réalité, rêver encore.

Une petite bouffée d’air frais dans le quotidien, une douceur à laisser fondre longtemps.

Il est des contes que l’on aime entendre à tout âge, celui ci en fait partie.

2012-09-19--12h1153

Ce spectacle est tiré d’un poème de Fernando Passoa, paru dans Le livre de l’intranquilité : « J’ai la taille de ce que je vois et non la taille de ma stature…Quelle puissance mentale sans limites, que celle qui va du puits de nos émotions profondes jusqu’aux étoiles les plus lointaines. »

Il est proposé par la compagnie Art Zygote. Pour en savoir plus, rendez vous sur leur site et si vous êtes dans l’Ouest, achetez vos places sans attendre! Un moment délicieux pour petits et grands.

Merci au théâtre de l’Espal pour ce partenariat.

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