Home sweet home

22 Nov

Hâte que mes pieds retrouvent le sol, ce mal de l’air me terrasse encore une fois. Huit longues heures difficiles avant la libération.

Me lever, mettre un pied devant l’autre, tenter de raisonner ses hauts le cœur.

Fouler enfin la terre ferme. Toujours un peu barbouillée mais heureuse.

Une heure et demi d’attente pour avoir le droit d’entrer réellement dans ce pays.

Un pouce, la main, l’autre pouce, l’autre main, une photo : Don’t smile! Répondre que non vous ne comptez pas pas rester longtemps ici. Oui, oui, on repartira chez nous, ne vous inquiétez pas !

Troisième visite. L’excitation aurait pu être moindre, l’envie moins prenante.

Il n’en était rien.

Crédit photo: MaxMet

Tout au plus, s’ajoutait à mon entrain, cette impression de revenir à la maison.

A la maison ? Dans cette mégalopole délirante où jamais rien ne s’arrête ,où l’on ne fait qu’ajouter son pas à celui de millions d’habitants et touristes ? Oui, à la maison.

Il fait déjà nuit.

S’asseoir dans le bus et attendre le départ. Vite, vite, dépêchez vous !

Quelques minutes et elle apparaît . Lumineuse et rayonnante. Ce décor si particulier, ces blocs de verre et de béton que l’on croirait sorti d’un jeu de lego. Apercevoir les lieux connus mais toujours aussi mythiques. Sourire sans raison, juste le bonheur de se trouver à nouveau ici.

Vivement demain, vivement le soleil. Je veux tout revoir, redécouvrir, partager ces endroits, fouler les longues avenues en levant la tête, en souriant.

Vite ! Vite !

Jet lag, réveil trop tôt, une petite plongée dans le monde attachant de Sonia David pour attendre une heure plus raisonnable.

Du bruit, de la musique, des cris : tout ce qui me ferait râler à 7 heures du matin en France mais qui ici me ravit : un concert en pleine rue!

Crédit photo: MaxMet

Et oui, c’est ça New York ! Pas d’inquiétude, pas d’étonnement, juste la confirmation que cette ville est un monde à part, un monde à lui seul, avec son propre système de pensée, ses propres règles.

Non, New York n’est pas l’Utopie rêvée par Thomas More. Wall Street est toujours là, toujours debout. L’Amérique veut toujours démontrer sa puissance, reconstruire une tour plus haute, plus grande à la place de celles détruites. Je suis grande et jamais vous ne m’atteindrait. Présomptueux, hautain? Non, fier! Un attachement à la Patrie que j’ai du mal à concevoir et à ressentir mais qui ici est partout, partout et pourtant n’exclut personne. Chacun a sa place (pas d’angélisme, je ne suis pas naive. Si on gratte un peu, le noir apparaît et les pauvres restent pauvres à New York), la ville ne prend pas le pas sur les humains, elle est là, imposante mais ouverte, jamais écrasante. Vous n’êtes pas un de plus dans cette ville, vous êtes UN à part entière.

New York se moque que vous soyiez bleu, rouge, noir, blanc.

New York n’a que faire de votre apparence.

New York est multiple, jamais la même, offrant toujours une facette inattendue.

New York est bourrée de clichés et de préjugés mais aucun n’a de valeur une fois que l’on est sur son sol.

A New York, ce rêve américain, on pourrait y croire. Croire que chacun a sa chance, que tout est possible, qu’il suffit simplement d’oser. New York est vivante et colorée.

New York donne envie de créer, d’imaginer et de se dépasser.

New York donne envie de vivre… d’y vivre!

Crédit photo: MaxMet

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6 Réponses to “Home sweet home”

  1. Laetii 22 novembre 2012 à 09:22 #

    Au son de tes mots, on s’y croirait presque… merci pour ce voyage matinal 🙂

  2. Isa tout simplement ... 22 novembre 2012 à 17:15 #

    J’ai eu cette impression là dès mon premier séjour à NY … je me sentais tellement chez moi et à l’aise , c’était génial.
    Après 3 séjours, j’ai l’impression de connaitre comme ma poche , j’adore !

  3. Un autre endroit... 22 novembre 2012 à 19:29 #

    J’aimerai voir tout cela en vrai…un jour peut-être…

  4. Jeanne 22 novembre 2012 à 21:58 #

    Comme toi, mes voyages à New York m’ont toujours donné l’impression que j’arrivais à la maison! Et à l’époque, j’aurai imaginé avoir l’opportunité de venir m’y installer. Je savoure ce plaisir chaque jour!

  5. My Little Discoveries 22 novembre 2012 à 22:55 #

    Je ne partage pas du tout ton ressenti mais j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ton billet: ton enthousiasme est communicatif! ;o)

  6. frédérique Bréhaut 25 novembre 2012 à 13:54 #

    « New York, la ville debout » Louis-Ferdinand Céline.

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