Souvenir d’un premier roman avec Carole Zalberg

11 Juil

De retour avec Carole Zalberg pour évoquer son premier roman…

Votre premier roman, c’était quand, quoi, où, comment ?

Il y a le premier roman écrit et le premier publié, qui est rarement celui-là. Mon tout premier roman était plus proche d’une novella. Un texte assez court intitulé « La forteresse » . Une femme y acceptait l’invitation d’un ancien amant destructeur et retrouvait un homme faible, isolé, ayant perdu tout pouvoir de nuire. Une relation se nouait avec son fils adolescent, en une sorte d’inversion ou de réparation tardive.

En devenant initiatrice, la narratrice se débarrassait enfin de ce statut entêtant de victime. J’ai écrit ce texte avant d’entreprendre un long voyage aux Etats-Unis, alors que je ne savais pas du tout ce que j’allais faire de ma vie et sans vraiment songer à devenir écrivain.

Il y a eu ensuite trois autres manuscrits avant « Les Mémoires d’un arbre », mon premier roman publié. Sa publication a d’ailleurs une histoire particulière puisque le Cherche Midi avait à l’époque tenté une aventure avant tout le monde : mettre deux textes en ligne et demander aux internautes de voter pour ou contre la publication, arguments à l’appui. Du coup, j’ai engrangé beaucoup plus de retours que lors d’une publication papier et cela m’a portée.

Combien de refus pour arriver au St Graal ? Combien de textes proposés avant ce premier roman enfin publié ?

Beaucoup de refus mais peu de lettres types donc c’était d’emblée très encourageant. 

Quel est le plus difficile dans l’écriture d’un premier roman ? Comment surmonter les doutes et les angoisses sans tout arrêter et sans se demander à quoi finalement tout cela sert-il ? 

Je ne suis pas la bonne personne pour répondre à cette question car je n’ai jamais eu d’angoisses de ce type. J’ai éprouvé la nécessité d’écrire et je n’ai pas aussitôt pensé à la publication. C’est une fois le texte terminé que ce désir de faire lire et de partager est né.

Faites nous rêver… Quelle sensation éprouve t on lorsqu’on a son premier roman, publié entre les mains ?

C’est évidemment très émouvant. On se souvient alors d’en avoir rêvé et voilà, c’est là, ça existe, ça se feuillette. Pour chaque nouvelle parution, en fait, l’émotion est intacte.

Un roman à quatre mains: deux pour les mots et deux pour la peinture. A savourer!

Si vous deviez juger votre premier roman aujourd’hui, vous en diriez quoi ?

Là encore je ferais la distinction entre premier publié et premier écrit. Le premier écrit ne me semble plus digne d’être publié, ou alors comme œuvre de jeunesse dont on accepte la maladresse, et pour y déceler, sans doute, des motifs, des obsessions, l’ébauche d’une musique qui se sont ensuite confirmés.

Si vous aviez un conseil à donner à ces petits auteurs en herbe qui rêvent un jour d’être à votre place, ce serait…

Se préoccuper d’avantage du chemin (d’écriture) que de l’objectif à atteindre. Quand on est sur le bon chemin, c’est déjà une forme d’aboutissement et de plaisir, cela rend patient. Et la patience, dans ce « métier », est indispensable.

 

Merci infiniment Carole! Hâte de voir A défaut d’Amérique au cinéma et de lire votre nouveau roman!

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2 Réponses to “Souvenir d’un premier roman avec Carole Zalberg”

  1. lucie 20 juillet 2012 à 22:30 #

    rha youpi elle sera présente au salon du livre fin octobre tout près de chez moi !!! youpi !

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