Quand je serai grande, je serai créatrice et gérante d’Armoire de filles!

28 Juin

Aujourd’hui, je vous propose de rencontrer l’interview vérité de Christine. Des projest, des envies, la réalité du terrain et toujours la persévérance (bravo!).

Christine tient le blog et la boutique Armoire de filles.

1. Une petite présentation rapide

Christine Malherbes, la quarantaine. Je suis mariée et j’ai 2 enfants : 10 et 20 ans. J’habite depuis 8 ans à Lille dans le nord. Avant j’habitais en Mayenne à Château-Gontier.

 2. Avant vous étiez  chimiste… et aujourd’hui vous êtes…j’ai crée Armoire de Filles : vente de vêtements et accessoires pour femmes. Dans cette boutique, on trouve aussi mes créations : sacs et bijoux en argent principalement.

Sinon j’ai été pigiste en 1996, laborantine et brocheuse papetière. (Je travaillais à la qualité).

 3. Quel a été l’élément déclencheur ?

Mon licenciement économique en 2010. Chimiste devient de plus en plus dur et être une femme ne facilite pas les choses : à une femme on demande souvent lors d’un entretien : vous avez des enfants et comment faites vous lorsqu’ils sont malades ? Question rarement posée à un homme.

Cela fait très longtemps que j’avais un projet de création d’entreprise mais rien à voir avec le projet actuel.

 4. Depuis quand murissiez-vous ce projet ? Quel a été le délai avant de le mettre à exécution ?

Après mon licenciement, j’ai travaillé sur 2 axes : 1 sur la recherche classique d’emplois et une sur la création car l’envie était là. Mon projet de départ qui n’est pas aux oubliettes, était la création d’une ligne de bijoux pour garçons. Je me suis donc financé des cours de bijouterie durant l’année 2010 et j’ai commencé à monter le dossier de création suivi par une structure d’aide à la création,la BGE.

En août 2010 une copine m’appelle au secours car elle va être licencié dans 3 mois. Elle me demande de rentrer dans mon projet, elle fera la vente de vêtements femmes enfants et moi je continuais la création. Petit à petit les garçons ont été éjectés, et ensuite les enfants…

Nous avons donc travaillé sur la femme.

Le dossier s’est monté et en janvier 2011, j’ai fait 1 mois de formation comptabilité, marketing viala BGE.  Monassociée me suivait mais devait arriver en septembre dans la structure. On pensait monter une SARL. En attendant je suis rentrée dans une couveuse d’entreprise : cela permettait de tester notre idée de structure. On était chef tout en étant salarié de la couveuse. J’avais toujours mes droits Assedic et j’étais àla CPAM.Suiteà cela mon associée m’a planté j’ai donc continué toute seule car la couveuse me suivait, elle croyait en mon idée : je ne me voyais pas tout arrêter. J’ai du donc bosser tout le travail d’achat revente et mettre en place la vente : chose que je ne connaissais pas du tout. J’ai appris sur le terrain.

En octobre 2011, je suis sortie de couveuse et j’ai volé de mes propres ailes.

Pour me faire connaître, j’ai crée un blog afin de mettre en scène les habits ainsi que les créations (http://armoiredefilles.fr). En parallèle j’ai travaillé sur un site E commerce avec mon mari (une chance, il est informaticien). Ce site est ouvert depuis avril : http://laboutique.armoiredefilles.fr.

Maintenant je dois faire vivre la boutique. Mon problème, je pratique des prix bas, prends peu de marge. Je ne fais donc pas de promo. Je vais devoir augmenter mes prix en E-boutique afin de pratiquer des promos régulièrement.

D’ailleurs j’aimerai bien avoir l’avis des lectrices afin de savoir comment me positionner.

C’est un appel : dois-je faire régulièrement des prix et donc augmenter ceux de bases ou rester comme cela.

5. Votre formation ou vos expériences précédentes sont-elles proches de votre travail actuel ? Si elles sont totalement différentes, quels sont les atouts que vous retirez de votre cursus ?

Comme j’ai pratiqué plusieurs boulots suivant les endroits ou j’habitais, je crois que je me suis adaptée à chaque travail. Mon cursus m’a surtout permis de rencontrer beaucoup de personnes différentes.

Je crois qu’aujourd’hui j’ai l’impression d’être un peu plus forte : j’ai été capable.

J’ai un esprit cartésien du à mes études : cela m’aide dans la logique de gestion. Et j’ai un cerveau créatif, toujours en ébullition et curieux.

6. Qu’est ce qui compte le plus : le culot, l’expérience ou les études ?

La confiance en soi, une dose de culot et surtout le sourire et la gentillesse. Les études, je ne sais pas, j’en ai faite mais des personnes sans études entreprennent très bien.

7. La qualité essentielle pour la réussite du projet

Ne pas avoir pas du non, savoir écouter les clientes. Savoir s’adapter à l’époque instantanée.

8. La question indispensable qu’il faut se poser (et à laquelle il faut avoir répondu pour se lancer dans cette aventure ?)

Si on réfléchi trop, je ne suis pas sur que l’on se lance. Il faut savoir prendre une dose de risque et savoir que l’on peut se planter. Il faudra trouver le courage de rebondir.

Ne pas toujours penser association avec une autre personne. Mon expérience est plutôt négative.

9. Si vous deviez regretter une chose

J’aurai du écouter mon père : ne pas prendre d’associé. En même temps je n’aurai pas monté ce projet mais un autre. Lorsque celui-ci tournera je pourrai travailler sur l’autre projet ; enfin j’espère.

 10. Vous sentez vous aujourd’hui pleinement épanoui(e) et à votre place ?

Pour le moment je suis heureuse et à ma place et en même temps pas le temps de me poser de question. Je mets en place mon planning de vente des mois à venir, j’essaye de trouver un moyen de développerla E-boutiqueet je travaille sur une idée de  projet pour septembre 2012. Il faut que je trouve du temps pour le mettre en place. Une extension d’Armoire de Filles.

11. Si un seul conseil devait être donné, ce serait…

Savoir être patient, on met du temps à se dégager un salaire, se faire connaître. Ne pas négliger les structures d’aides : elles sont de bons soutiens. Savoir écouter mais nous seule devront prendre la décision.

12. Le mot de la fin…

C’est une belle aventure. Je galère mais je suis heureuse. Je dois faire attention à dégager du temps pour ma famille même si elle est compréhensive.

En fait autre conseil important. Avoir le soutien de sa famille.

13. Et la question qui tue mais à laquelle on n’est pas obligé de répondre : financièrement, comment ce choix a-t-il pu être assumé ?

Merci à l’HDMV de continuer à me nourrir pendant que j’arrive pour le moment à gagner de l’argent de poche.

Pour la mise de fond, j’ai utilisé ma prime de licenciement et je me suis débrouillée avec étant donné que j’ai une fille qui fait des études supérieures.

Quand on a son entreprise, on travaille à tous les postes mais on travaille pour soi : cela est plus facile.

Merci Christine et longue vie à tes projets!

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6 Réponses to “Quand je serai grande, je serai créatrice et gérante d’Armoire de filles!”

  1. nyfea 28 juin 2012 à 09:17 #

    Tres jolie interview

  2. adele 28 juin 2012 à 10:12 #

    Très chouette interview!
    Bonne chance à Christine

    • iléna 30 juin 2012 à 22:40 #

      ça fait rêver !

  3. Anne Claire 1 juillet 2012 à 17:33 #

    J’aime vraiment cette rubrique ! Merci !

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  1. Appel à témoins! Envie de petits bonheurs et de grandes rencontres! J’ai besoin de vous! « L'insatiable - 23 novembre 2012

    […] ses mots, Coquelifo et sa philosophie de vie, Virginie et ses décors, Sidney et ses rôles, Christine et son armoire, Ludivine et ses danses, Caroline et ses oiseaux, Urielle et ses cérémonies, Aldona et ses […]

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