Quand je serai grand, je serai fleuriste sur Internet.

24 Mai

Aujourd’hui, c’est un homme qui vient à vous et qui plus est un fleuriste!! J’adore!

Je vous laisse découvrir l’interview réalisete et à 100 à l’heure de Nicolas!!

Et maintenant, on oublie Aquarelle et on passe aux Fleurs de Nicolas!!(livraison en 24h et l’option chocolat (ou macaron!!) est indispensable car son fournisseur est un chocolatier de renom!!)

1. Une petite présentation rapide

J’ai 27 ans,  je suis un sarthois d’origine passé par pas mal de grandes villes grâce aux études (Lille, Rennes) puis grâce à mes jobs successifs (Londres puis 2 ans à Casablanca avant de revenir m’installer à Paris).

Finalement, après 3 années intenses passées à Paris, je suis revenu depuis peu sur mes terres d’origine grâce à la création de mon site www.lesfleursdenicolas.com et au partenariat avec mon producteur de fleurs.

2. Avant vous étiez… et aujourd’hui vous êtes…

Avant j’étais toujours en costume cravate, maintenant je suis en jean baskets …

Avant je prenais le métro le matin, maintenant je traverse des champs de fleurs pour atteindre mon bureau…

Avant je parlais de meeting, de focus groups ou de codir, maintenant je parle de roses, de boutures, de sécateurs et de compositions florales…

Bref, avant je travaillais dans le marketing et le conseil à Paris, maintenant je suis fleuriste sur Internet !

Et oui, ça change pas mal !

3. Quel a été l’élément déclencheur ?

En fait, il n’y a pas eu d’élément déclencheur à proprement parlé. C’est plutôt la rencontre entre une vraie opportunité (un plan de départ volontaire de mon cabinet de conseil) et une longue réflexion sur la création d’entreprise qui m’a poussé à sauter le pas.

4. Depuis quand murissiez-vous ce projet ? Quel a été le délai avant de le mettre à exécution ?

Ce projet de création, je le mûrissais depuis un certain temps déjà. On sait tous que l’environnement familial joue un rôle (positif ou négatif) dans nos choix de vie, clairement le fait d’être issu d’une famille d’entrepreneurs m’a mis dans de bonnes dispositions. Après mon expérience dans une start-up Internet à Londres m’a vraiment donné envie de sauter de devenir entrepreneur.

Le délai d’exécution a été assez rapide car l’idée avait germé depuis longtemps. Je suis parti de mon cabinet de conseil en septembre 2010. Entre le montage du Business Plan, la définition du concept et les nombreux brainstormings, la recherche de subventions institutionnelles et de financements divers  (OSEO / banques classiques), cela m’a pris 6 mois.

Ensuite le développement du site et de la partie opérationnelle m’a pris encore 3 mois. Donc on peut dire qu’en 9 mois le projet était monté. Finalement, l’aboutissement a été la mise en ligne du site le 12 mai 2011 : l’aventure des Fleurs de Nicolas commençait !!

5. Votre formation ou vos expériences précédentes sont-elles proches de votre travail actuel ? Si elles sont totalement différentes, quels sont les atouts que vous retirez de votre cursus ?

J’ai travaillé en marketing grande consommation puis dans le conseil, donc on ne peut pas vraiment dire que cela soit proche de mon métier actuel ! De plus, lorsque je me suis lancé, je n’y connaissais rien aux fleurs encore moins au métier de fleuriste. Heureusement, j’ai été vite très bien entouré par Nathalie et Dominique qui sont mes 2 fleuristes… Elles m’ont même appris quelques rudiments et aujourd’hui je ne suis plus si nul que ça en fleurs !

Après, c’est vrai que mes études généralistes (Ecole de Management) et mon passage en prépa m’ont apporté une vraie capacité d’adaptation et de travail qui me sont utiles au quotidien et m’ont permis d’avancer vite.

6. Qu’est ce qui compte le plus : le culot, l’expérience ou les études ?

Le mieux c’est encore d’avoir les 3 mon capitaine , mais à défaut je dirai le culot, et pour être plus précis l’audace : les exemples de success story d’entreprises dont le créateur était jeune, sans formation pointue mais culotté sont nombreux (et encore heureux, c’est aussi cette diversité de profils qui fait le charme de l’entreprenariat).

7. L’accessoire essentiel pour la réussite du projet ?

Les lunettes à double foyer J !

Il faut pouvoir passer constamment et très rapidement du micro au macro, du détail au stratégique, d’où la nécessité d’avoir des lunettes à double foyer !

Plus sérieusement, l’accessoire indispensable du créateur c’est sa bouteille de coca zéro toujours à portée de main.

8. La question indispensable qu’il faut se poser (et à laquelle il faut avoir répondu pour se lancer dans cette aventure ?)

Suis-je vraiment prêt à réduire mon train de vie de manière importante pendant quelques mois (pas de secret, avant de commencer à bien gagner sa vie, il va falloir attendre un peu !) ? Suis-je prêt à partir moins en vacances ? Suis-je prêt à mélanger vie privé et travail (et non votre entreprise ne s’arrête jamais au seuil de votre appartement) ?

Bref, le jeu en vaut-il la chandelle ? Si la réponse est OUI (et il y a de multiples raisons de le penser  je vous rassure), vous pouvez y aller sans aucune crainte car vous aurez un objectif qui vous fera transcender toutes les difficultés.

9. Si vous deviez regretter une chose ?

Les collègues, la machine à café et les discussions qui vont avec !!! On parle souvent de la solitude de l’entrepreneur, ce n’est pas un mythe…. C’est ce qui pèse le plus au début pour l’entrepreneur. Heureusement et si tout va bien, on constitue par la suite sa propre équipe !

10. Vous sentez vous aujourd’hui pleinement épanoui et à votre place ?

Sans faire preuve d’angélisme car il y a des difficultés réelles dans toute création et tout n’est pas rose, la vie de créateur d’entreprise est malgré tout très épanouissante tant sur le plan professionnel que sur le plan humain.

Par exemple, la diversité des sujets abordés est intellectuellement très enrichissante. Voici par exemple mon agenda de la journée : ce matin, j’ai créé des bannières pour le site avec mon agence web, puis j’ai rencontré un DRH pour lui proposer mon offre Pros. Cet après-midi, j’ai rencontré mon avocat pour rédiger un contrat de sous-traitance puis fait un shooting pour ma nouvelle collection de bouquets. Cerise sur le gâteau, je termine ma journée en rédigeant cette interview 😉 ; Sympa non ?

 Humainement, l’entreprenariat fait aussi beaucoup grandir car on fait un nombre de rencontres impressionnant. La création apporte aussi une liberté absolue et une impression de maitrise de son destin qui est assez grisante.

11. Si un seul conseil devait être donné, ce serait…

Prenez toutes les dispositions au départ pour vous enlever un maximum de pression financière (caution bancaire d’OSEO, maintien du salaire par  Pôle Emploi etc) et si vous pensez que le jeu en vaut la chandelle  FONCEZ !

12. Le mot de la fin…

« Fête des Mères » !, Désolé c’est très terre à terre mais c’est ce qui occupe toutes mes pensées en ce moment (et oui cela représente plus de 40 % de mon activité tout de même)

13. Et la question qui tue mais à laquelle on n’est pas obligé de répondre : financièrement, comment ce choix a-t-il pu être assumé ?

Grâce à Pôle Emploi.

On ne le sait pas assez, mais la France est un des seuls pays au monde où on peut créer sa boîte et bénéficier des allocations chômages durant toute la phase de lancement et même au- delà… Allez dire ça à un jeune anglais ou américain, il ne vous croira pas !

10 Réponses vers “Quand je serai grand, je serai fleuriste sur Internet.”

  1. LindaG 24 mai 2012 à 07:28 #

    Tu connais mon amour pour les fleurs et bien après un petit tour sur le site de Nicolas, je suis déjà fan 😉 MERCI

  2. Douchka de chez Catbibi 24 mai 2012 à 08:36 #

    Je suis bluffé témoignage et article oh combien intéréssant je te twitte immédiatement et je lâche aquarelle c’est promis!!

  3. Aurel 24 mai 2012 à 10:05 #

    Enfin un homme dans tes interviews, décidément ton blog me plaît de plus en plus.
    Un mix fleurs et chocolat, huuum forcément je signe.
    Ton blog évolue joliment et me surprend toujours…comme toi.
    Passe une belle journée.

  4. fleurdementhe 24 mai 2012 à 13:11 #

    Je note l’adresse pour si jamais j’offrirai des fleurs. Encore une interview très intéressante ! Question pour Nicolas : Le coca zéro peut être remplacé par du thé ?? 😉

  5. Corinne (Couleur Café) 24 mai 2012 à 14:05 #

    Une belle réussite ! J’aime bien le passage : avant j’allais au travail en métro, maintenant, je traverse un champs de fleurs ! Cà fait un peu rêver, j’avoue ! J’aime ton article, je mets un lien sur ma page Hellocoton ! Bisous.

    • insatiablecharlotte 25 mai 2012 à 11:01 #

      Merci pour le partage!! Oui c’est une interview qui fait rêver tout en étant réaliste, j’adore!

  6. L'Amoureux des Fleurs 9 juin 2016 à 09:50 #

    Merci pour cette belle interview qui stimule en moi l’envie de tout abandonner pour me lancer moi aussi dans un métier que j’aimerais faire autour des fleurs ou de la botanique en général. Mais vais-je en avoir le courage?…

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  1. Appel à témoins! Envie de petits bonheurs et de grandes rencontres! J’ai besoin de vous! « L'insatiable - 23 novembre 2012

    […] y a quelques temps,vous découvriez ou vous appreniez à mieux connaître: Nicolas et ses fleurs, Sophie et ses contes, Valentine et ses mots, Coquelifo et sa philosophie de vie, Virginie et […]

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