Quand je serai grande, je serai…marchande de rêves!

26 Avr

Rendez vous hebdomadaire attendu…Nous voilà aujourd’hui avec une invitée particulière… Une star (oui!oui) dans le milieu du mariage et surtout celle qui m’a permis d’avoir une si jolie robe à mon mariage!!! 

Je laisse la place à la charmante Alexandra… de Graine de coton!!!

1.Une petite présentation rapide

Bonjour à toutes !

Je suis Alexandra, j’ai 30 ans tout rond et j’ai créé début 2009 mon entreprise « Graine de coton », un dépôt vente location dédié au mariage.

2. Avant vous étiez… et aujourd’hui vous êtes…

Avant j’étais… ingénieure en mécanique spécialisée logistique avec une première et seule expérience de 4 ans1/2 dans l’industrie automobile et…

…aujourd’hui je suis à la tête ma (très) petite entreprise (effectif : 1 = moi !) plutôt novatrice dans le secteur : le concept de Graine de coton est de proposer à la vente ou à la location des robes de mariée et des accessoires d’occasion, provenant de dépôt de particulières, de fins de collections boutiques et de prototypes d’atelier de toute la France. Retouche et transforme également ces jolies tenues au gré des envies des futures mariées !

Cherchez donc le lien, comme ça, ce n’est pas évident à voir ;o) La suite vous éclairera…

3. Quel a été l’élément déclencheur ?

Depuis toute petite, je souhaitais soit être « écrivaine » (terme qui n’existait pas à l’époque et qui a fait rire bien du monde avant qu’il ne devienne officiel ;o) ou « Chef » : en gros, pas de patron ! Cette envie a toujours été présente mais par manque de la bonne idée et des études prenantes, ça n’est resté longtemps qu’une envie, un beau rêve. Et puis après 1 an d’expérience dans le vrai monde du travail et de la grosse entreprise, une chose m’est apparue très clairement : hors de question que je fasse cela toute ma vie ! Hormis l’ennui et le manque de créativité dans mon travail quotidien, j’étais aussi atterrée par les conditions de la femme au sein de l’entreprise : on peut dire ce que l’on veut sur les lois d’égalité homme-femme, quand une jeune maman doit partir de son lieu de travail à 17h pour aller chercher son bout d’chou, elle est toujours regardée de travers, et ce même si elle est arrivée à 7h le matin ! Evoluer dans ce monde là, je n’en ai jamais eu le souhait… Et pourtant j’étais plutôt du genre motivée à mes débuts ! Donc tout cela pour dire que la priorité consistait à être autonome, à travailler pour soi et à en récolter tous les fruits (et pas seulement ceux que vos supérieurs auront bien voulu vous laisser après leur marché ;o) La liberté en fait !

Bon, après cette certitude, il me manquait THE bonne idée : mais curieusement, quand vous êtes déterminée et attentive, l’idée n’a pas tardé à pointer le bout de son nez ! Mon ami et moi avons décidé de nous marier et au cours de réflexions sur les prix faramineux des vraiment belles robes de mariée et de son utilité qui se résume à moins d’une journée, le problème me semblait insoluble… C’est alors que mon (futur) mari me dit d’un air tout à fait naturel « Tu n’as qu’à la louer ! ». Ah oui, tiens, quelle bonne idée, pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt ?! Ca c’est l’esprit pragmatique des hommes ;o) Donc me voilà en quête de boutiques proposant la location de robes et à ma grande surprise, je ne trouve rien de rien, ni sur Internet, ni en vrai ! Je finis par trouver une boutique qui propose principalement des locations de robes de soirée et quelques robes de mariée mais pas de choix, robes en mauvais état et une gérante pas aimable du tout qui a refusé que j’essaie une robe sous prétexte que j’étais seule et qu’il valait mieux venir accompagnée ! Bref, loin de l’idée que je me faisais du choix de sa robe qui se doit d’être unique et un véritable moment de plaisir ! Voilà comment le projet a commencé à germer dans la tête sans plus jamais me quitter…

Hiiiiiiiiii!! C'est ma robe à moi!!!

4. Depuis quand murissiez-vous ce projet ? Quel a été le délai avant de le mettre à exécution ?

Entre le moment où l’idée a fait son apparition et sa réalisation (création de l’entreprise, des outils informatiques et ouverture de la boutique), il s’est écoulé à peu près 2 ans1/2. Pendant ce délai, il y a déjà le temps de passer de l’hypothèse idéologique à la réalité possible, de remettre en cause son niveau de vie et ses projets perso (le salaire en prend une sacrée claque, il faut prévoir quelques mois/années sans se payer, etc.). Il faut aussi convaincre son entourage et bien sûr être soi-même sur-convaincue ;o) Une fois que tout est en place, les démarches de création et de réalisation vraiment du projet ne sont pas les plus longues, à condition d’avoir bien préparé son coup ;o)

5. Votre formation ou vos expériences précédentes sont-elles proches de votre travail actuel ? Si elles sont totalement différentes, quels sont les atouts que vous retirez de votre cursus ?

Effectivement, ma formation initiale (ingénieur en mécanique générale et logistique) est bien loin de mon travail actuel mais n’a en rien été inutile, bien au contraire : les études que j’ai suivies m’ont permise d’être plus confiante, très organisée aussi et j’ai pu réaliser avec mon mari bon nombre d’outils de gestion dont je me sers quotidiennement, notamment le site Internet. Cela représente des économies non négligeables à la création d’une entreprise (et même plus tard ;o) Cela permet aussi d’être plus crédible auprès des banques et autres organismes à convaincre. Et encore une fois, c’est vraiment une question de confiance en soi, on se sait capable d’apprendre, de découvrir toujours de nouvelles choses et c’est une sensation vraiment grisante !

Ce que je n’ai pas appris dans mon cursus, c’est la couture : c’était à la base une passion découverte sur le tard, vers 25 ans (suite à un cadeau de ma Maman : une machine à coudre alors que je ne savais même pas faire un ourlet !). Après avoir découvert les bases par moi-même, j’ai pris quelques cours toujours pour le plaisir puis j’ai réalisé ma robe de mariée : là je me suis dit que je pouvais y aller !

6. Qu’est ce qui compte le plus : le culot, l’expérience ou les études ?

Je dirai que c’est un bon équilibre des trois : le culot est nécessaire au moins pour se lancer, il faut oser. L’expérience, même si elle n’est pas liée au domaine dans lequel vous exercez ensuite, vous permet quoi qu’il en soit d’en apprendre davantage, aussi bien sur les gens, que sur vous-même et sur ce qui vous plaît vraiment. Quant aux études, c’est toujours mieux d’avoir un minimum de bagages, ne serait-ce que pour les démarches administratives pas toujours évidentes à comprendre, même avec Bac +5 ! Ces trois ingrédients bien mélangés vous insufflent la confiance nécessaire ;o)

7. La qualité essentielle pour la réussite du projet

La motivation et la détermination bien sûr et un bon entourage surtout, qui vous soutiendra mais vous aidera aussi à vous remettre en question, élément essentiel pour avancer. Le reste suivra.

8. La question indispensable qu’il faut se poser (et à laquelle il faut avoir répondu pour se lancer dans cette aventure ?)

Est-ce que je suis prête à assumer toutes les conséquences de mon choix ? Aussi bien au niveau personnel (en général ça, ça va !) que pour votre entourage qui va être emporté avec vous dans cette aventure, pour le meilleur et pour le pire aussi ! Il faut envisager l’échec et prévoir un plan B.

9. Si vous deviez regretter une chose

Vraiment je cherche mais non, rien, je recommence demain !

10.Vous sentez vous aujourd’hui pleinement épanoui(e) et à votre place ?

Oui, sans hésitation !

11. Si un seul conseil devait être donné, ce serait…

N’ayez pas de regret : si votre projet ne vous lâche plus, donner lui une chance de voir le jour. Même s’il n’aboutit pas, au moins vous aurez essayé et vous pourrez avancer, être plus motivée dans ce que vous faites.

Modèle en vente chez Alexandra!

12. Et la question qui tue mais à laquelle on n’est pas obligé de répondre : financièrement, comment ce choix a-t-il pu être assumé ?

J’ai commencé par demander un temps partiel « création d’entreprise » à mon employeur de l’époque qui, après 3 ans d’ancienneté, est obligé d’accepter. J’ai donc travaillé à mi-temps pendant 6 mois mais cette situation n’a pas pu se prolonger du fait de la crise économique : nous avons donc négocié un départ qui m’a permis de toucher les indemnités chômage pour création d’entreprise pendant 15 mois. Mais il est clair que ce seul revenu n’aurait pas suffit, c’est grâce au revenu de mon mari (et quelques sacrifices ;o) que j’ai pu me lancer. Il faut aussi avoir un minimum d’apport pour obtenir un crédit des banques : au moins 30% de la somme dont vous avez besoin pour démarrer.

13. Le mot de la fin…

Profitez ! De ce que vous avez, de ce dont vous rêvez, de vos proches : n’en perdez pas une miette !

Et si vous vous mariez, n’hésitez pas à venir faire un tour chez Graine de coton (attention, sur rendez-vous uniquement : c’est qu’il commence à y avoir du monde dans le coin, pour mon plus grand plaisir ;o)

Merci à Alexandra pour sa disponibilité et pour les futures mariées, n’hésitez pas!!!!

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9 Réponses to “Quand je serai grande, je serai…marchande de rêves!”

  1. Douchka de chez Catbibi 26 avril 2012 à 09:35 #

    belle aventure bravo!!!

  2. adele 26 avril 2012 à 10:01 #

    vraiment passionnant le parcours d’Alexandra. Bonne chance à elle!

  3. ptibaton 26 avril 2012 à 11:20 #

    Superbe parcours, et elle est vraiment talentueuse, je me remarierais bien juste pour avoir à porter une de ses robes ^^

  4. harmoniephotography 26 avril 2012 à 11:23 #

    Une tres belle decouverte et un parcours tres interessant – toujours un plaisir de lire ces temoignages. Plein de belles choses pour la suite a Alexandra!
    Et merci Charlotte.

  5. Alexandra pour Graine de coton 26 avril 2012 à 13:27 #

    Merci beaucoup à Charlotte pour cette jolie publication, vraiment bien mise en valeur ! Et merci pour tous vos commentaires élogieux, j’en rougis ;o)
    A très bientôt,
    Alexandra

  6. nyfea 26 avril 2012 à 13:33 #

    Ah ca fait très plaisir de découvrir la personne qui t’a permis d’avoir ta jolie robe, je me souviens que tu en avais parlé. C est un très jolie parcours de reconversion je suis fan de cette rubrique je trouve cela vraiment génial de lire ses merveilleux parcours de chacun 🙂
    Encore!!!!!!!!

  7. Valérie 27 avril 2012 à 11:50 #

    Bravo ! Ceci montre qu’on peut encore innover en France.

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